Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    [EVENT] Entre la Sauvage et le Reclus, le romantisme n'a pas sa place... [PV : Ely-chan ♥]

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    Elikann Mu'Sajeb
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    Fils du Serpent
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    << ... Et pourquoi doutes-tu? >>

    Elle le regardait encore. Et en disant ça. Elle ralentissait encore une fois les choses, rendant la situation à la limite de l'insoutenable pour Elikann tant il était dans l'attente d'une réponse. Et surtout, elle regardait ses yeux. Il doutait, pourtant, que se soit la chose la plus intéressante dans la tente, mais laissa couler, se contentant de la regarder également. Il contemplait son visage depuis plusieurs secondes maintenant, et ses oreilles contemplaient avec le même bonheur le silence pesant du lieu, avant de revenir à ces pensées, se remémorant qu'il se devait de répondre à sa question. Surtout, s'il voulait avoir la réponse à la sienne.

    Mais, il n'avait rien à dire. Il n'avait, lui-même, aucune idée de l'origine de ses doutes. Enfin, évidemment, si l'on parlait du sous-entendu évident qu'il y avait dessous. Il savait qu'il voulait passer du temps avec Atica. C'était, en fait, tout ce qu'il avait à répondre. Être sincère, jusqu'au moment attendu où il aurait sa réponse. Enfin, si c'était cela qu'être sincère. Il ne connaissait pas l'origine d'une envie si exceptionnelle chez lui, et pouvait encore douter qu'elle soit réelle.
    Il savait, au fond de lui, que l'annoncer serait presque... la crédibiliser. Il avait la certitude masquée qu'un retour en arrière serait strictement impossible, une fois qu'il aurait révélé le fond de sa pensée. Qu'il comprenait de moins en moins.

    C'était, selon son souvenir le presque plus ancien, la première fois qu'il hésitait à annoncer ce qu'il pensait. Ce n'était pas très difficile, dans sa vie totalement vide de conversations, mais il n'avait jamais envisagé de le faire. Une pensée lui vint alors.
    C'était la première fois, toute première fois, qu'il ne voulait pas divulguer quelque chose. Et, sur l'instant présent, la seule chose qu'il... cachait à son interlocutrice. Or, c'était ce qui allait résoudre un problème qui le taraudait depuis qu'il avait appris ce qu'il aurait à faire pour faire disparaître le fil. Sur l'instant, c'était son seul, et donc, limpidement, son plus terrible secret.

    La situation se résolvait d'une manière tellement simple, et tellement de problèmes disparaissaient au même instant, qu'il mit un peu de temps à formuler une réponse intelligible, son soudain apaisement affectant quelque peu ses capacités intellectuelles.

    << J'ai... réfléchi. Il ne nous reste qu'à nous révéler nos plus terribles secrets, n'est-ce pas?  >>

    Il ne laissa même pas s'écouler un instant, ignorant totalement la moindre probabilité d'existence d'une réponse, et parlait avec une volubilité particulièrement étrange chez lui.

    << Or, ce que vous venez de me demander... C'est cela. Précisément. Mon secret. Je... j'ai envie de passer plus de temps avec vous. Et je crains que notre disparition immédiate suive celle de ce fil. Donc, pouvez-vous répondre à ma question? De toute façon, si vous souhaitez vous enfuir, vous n'avez qu'à faire de même, et à quitter les lieux sur l'instant. Tout dépend de vous. >>

    Il avait prononcé toute sa phrase sans prendre assez d'inspirations, mais surtout en fixant résolument les yeux de la jeune femme, y trouvant à cet instant quelque jeu.
    Hafsa
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    Adoratrice du Scorpion
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    Ô ma douce liberté...



    Un secret n'est plus secret quand une autre personne est au courant...

    Vraisemblablement, sa question déclencha un torrent de réflexions chez Daleï, et la Lionne l'observa d'un oeil, restant de profil. Elle eut le temps de finir son morceau de viande séchée, son verre de lait de chamelle – qu'elle remplit à nouveau en passant – et des herbes en tous genres. Elle mangeait comme un ogre, mais elle avait faim en même temps... Alors pourquoi se priver ? C'était parfaitement inutile, et ça n'amenait rien de bon, alors... Puis, finalement, une première réponse tomba. La Lionne reposa son verre sur la table, et avala silencieusement la nourriture qu'elle venait de mâcher tout aussi silencieusement. Et elle se tourna entièrement face au Serpent.

    Elle ne répondit pas à cette question rhétorique, parce qu'il n'y avait rien à répondre. Au lieu de quoi, elle rinça son verre du lait en se servant plusieurs verres d'eau, buvant sans arrêts. Sans lâcher Daleï du regard pour autant. Puis elle reposa définitivement son verre sur la table. Et arqua un sourcil. Passer du temps avec elle ? Mais il fallait le dire plus tôt, petit être... Elle ne répondit pas tout de suite, se contenta de le regarder... Et un sourire léger apparut sur son visage. Elle porte une main sur son coeur, signifiant qu'elle allait elle aussi divulguer son plus terrible secret.

    - Je m'appelle Hafsa..., dit-elle alors, dégainant son chakram à une vitesse folle qu'elle lança d'un geste vif, et je déteste être privée de ma liberté de mouvements.

    Daleï avait la tête décapitée, du sang avait giclé partout dans la pièce, y compris sur elle. Elle aurait pu ne pas le tuer. ... Demander le prénom de la Lionne revient à lui demander de mourir. Son prénom était ce qu'elle avait de plus sacré au monde. Avec sa soeur jumelle et son petit frère. Daleï était mort, et toute la sauvagerie du Scorpion Rouge surgit de nouveau. Elle finit donc son repas, mangeant en réalité tout ce qu'il y avait sur la table ( un appétit d'ogre, avons-nous dit ), puis fit une petite sieste digestive. Après quoi, elle s'étira, échauffa ses muscles, s'étira, s'entraîna, et s'étira encore.

    Elle sortit de la tente, toujours aussi couverte de sang, et alla dans les Galeries Souterraines. Là, elle nettoya ses vêtements et se nettoya aussi accessoirement. Bien... Elle remonta à la surface, faisant sécher ses vêtements, puis elle se revêtit, s'étira et se mit à courir dans une direction précise. Parfait, c'était le moment d'aller taquiner du Pilleur... Ah, ce que ce fil s'était montré agaçant... Ça lui avait permis de manger à sa faim et de dormir, voyons le bon côté des choses.


    La Lionne est sauvage et cruelle, indomptable et insaisissable... Elle peut se montrer humaine, mais sa sauvagerie ressortira car c'est son principal trait de caractère.
    Code de Frosty Blue de Never Utopia


    ~ THE END ~

      La date/heure actuelle est Dim 22 Oct - 17:37