Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    A~ Oh ! Grand maître des farces, guide moi par tes belles paroles (PV Aloïs)

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    Louaï
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    Soif d'inspiration

    La journée de Louaï avait commencée par un petit déjeuner emprunté à un fils du serpent. Il était composé de quelques dattes et d’un œuf d’une origine incertaine. Cependant, après un si bon repas, un peu d’exercice était de mise. Il fallait donc trouver une occupation qui lui permettrait de se dépenser.

    Il se mit donc à la recherche d’une victime. Ce n’était pas ce qu’il manquait au campement. Le petit avait beau être connu et redouté de tous, ils passaient tellement de temps à marmonner dans leur barbe, qu’ils ne se rendaient compte que trop tard de l’arrivée du petit diable. Ses exploits étaient bien entendu toujours accompagnés des cris de protestations des nomades. Ils n’étaient cependant pas très originaux : donnant du  « Toi petit si je t’attrape, tu vas regretter d’être né !  »  Ou du  « Ce n’est pas parce que tu es orphelin que tu peux tout te permettre. »

    Louaï accueillait toujours ces remarques avec des éclats de rires et des coups sur son postérieur, savourant le manque d’originalité de ses ainés. Cependant, ce jour-là, il se rendit compte d’une chose terrible, si terrible qu’il s’arrêta brusquement et percuta un chameau. Encore sonné par l’accident, il mit quelques temps à réagir et les nomades purent réduire la distance entre eux et leur cible. Une fois sur pieds, il se remit à courir loin du village pour échapper à ses assaillants.

    Quand il fut seul, il put réfléchir calmement. Il venait de réaliser. Comment avait-il osé se moquer de ces pauvres gens. Attendez ! Je vous arrête tout de suite ! Ne pensez pas qu’il culpabilise, loin de là. Bref, reprenons. Il avait critiqué leur manque d’originalité alors que récemment, il utilisait toujours les mêmes ruses. Ce n’était pas digne de lui, mais il fallait avouer qu’il était en panne d’inspiration. Il est tout à fait normal que pour un enfant de dix ans, il y ait des jours où il avait besoin de conseils et ce jour-là en faisait partie. Il se mit donc à la recherche de son maître. Le soleil n’était pas tout à fait à son zénith et nous étions un jour de week-end pour les habitants de 1400. Il n’y avait donc pas d’armée à provoquer. Il serait donc en balade vers les dunes.

    Le nomade se mit donc en route pour les dunes. Il mit son écharpe autour de sa tête pour se protéger du soleil et vérifia qu’il n’était pas à cours d’eau. Une fois prêt, il commença  à marcher. Vous devez vous demander comment il pourrait repérer quelqu’un au milieu d’immenses dunes de sables.  Euh bien, disons qu’une personne normale n’est pas facilement remarquable dans un tel environnement, mais son maître est loin d’être normal.

    Une fois sur place, il se mit à le guetter. Au bout d’une demi-heure, le petit garçon commença à douter. Peut-être a-t-il changé de programme ? Déçu, Louaï s’apprêtait à faire demi-tour, lorsqu’il aperçut au loin une grande voile noire qui se dirigeait vers lui. Les yeux du petit nomade s’illuminèrent à la vue de ce paysage étrange. Bientôt, on put distinguer la proue du navire. A son bord, le capitaine Aloïs Chapel, enseignant du petit Louaï à temps partiel.

    Le garçon se mit à courir et à faire de grand signes en direction de bateau pour s'assurer qu'il s'est fait remarquer. Une fois à distance raisonnable, le petit cria :

    - Maître ! Bonjour Maître. J'ai besoin de votre aide !


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    Nour Mu'Zineb
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    The mightiest disciple

    Aloïs était un homme qui avait la tête sur les épaules. C'est pourquoi il ne s'intéressait pas aux combats perdus d'avance. C'est dans cette optique qu'il quittait tous les week-ends les murs de 1400. Parlons franchement: il n'y a rien de plus ennuyeux, qu'une ville en week-end. Les Lieutenants de l'Armée (Matt pour ne citer personne) étaient en congé, laissant leurs larbins sans intérêt s'occuper de la sécurité, la plupart des boutiques étaient fermés, et pire que tout: la fabrication de bonbon s'arrêtaient. N'étant pas partisan d'un tel sacrilège, Aloïs s'exilait chaque fin de semaine et partait dans le désert à bord de son navire en quête d'aventures.

    Bien entendu, ce week-end là n'était pas une exception. Le départ avait été quelque peu retardé parce qu'il avait passé quelques heures à fuir Lunettes, sa terrifiante baby-sitter et membre d'équipage, à qui il avait subtilisé une petite culotte le matin même. Elle n'en aurait probablement pas fait tout un plat si elle n'avait pas retrouvé la dite culotte sur la tête de la figure de proue. La pauvre perdait son sens de l'humour avec l'âge.

    Mais enfin, elle avait fini par admettre qu'elle avait tort (elle s'était fatiguée de lui courir après) et ils avaient pu mettre les voiles.

    Pendant les dix premières minutes du trajet, Aloïs s'étaient occupé à faire une chorégraphie déjanté, puis il s'était ennuyé pendant cinq minutes avant de décider que l'avenir c'étaient les cordages, et d'entreprendre d'imiter Tarzan. Un Tarzan qui n'aurait pas assez de force dans les bras pour se suspendre à une liane (ici une corde) et qui se contenterait de crier 'AAAIAIAAAA' à tue-tête. De l'amusement à l'état pure.

    Mais enfin, il avait fini par se lasser de ce petit jeu, et était désormais accoudé à la balustrade, l'air étonnamment sérieux.

    "Ca va Capitaine?" s'enquit Lunettes lorsqu'elle passa à proximité.

    L'homme poussa un long soupir.

    "Mes petites Lunettes...La vie d'un homme c'est l'aventure! La mer, le vent fouettant son visage! On ne peut pas demander à un homme de rester à terre, attendant que les années passent alors que l'océan susurre son nom à chaque instant!"

    La jeune fille s'éloigna sans demander son reste tandis que le Capitaine continuait sa tirade, tout en faisant pose et virevolte magistrale pour appuyer ses dires. Le reste de l'équipage continua ses activités comme si de rien n'était.

    Soudain, un hurlement les glaça d'effroi. Ils se tournèrent comme un seul homme vers leur Capitaine, auteur du cri, qui avait dégainer ses jumelles et scrutait l'horizon.

    "Mon disciple attend son Maîre!" s'exclama-t-il après un suspens terrible. "Jeter l'ancre!"

    Conformément aux ordres du Capitaine, l'ancre fut jeté et atterrit dans le sable avec un bruit sourd, tandis que le bateau faisait halte. Ni une, ni deux, Aloïs était descendu du navire pour aller à la rencontre de son disciple.
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    Louaï
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    Louaï

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    Une offrande


    Louaï se mit à guetter l’arrivée de son maître. En effet, celui-ci avait dégainé une paire de jumelles pour mieux voir l’enfant. Peu de temps après, un bruit sourd se fit entendre. Le capitaine avait ordonné de jeter l’ancre sur le sable. Louaï ne pouvait qu’admirer la beauté du navire. Il n’existe pas plus belle demeure. Elle est originale et portable.

    Le petit se mit à rêver d’une maison pareille. Il ne pensait pas à un navire, mais à un chapiteau de cirque. Le jeune homme s’imaginait vivant avec des phoques, des tigres et des girafes. Il sait très bien que les phoques n’existent plus depuis des lustres à cause de la disparition des oasis comme tous les autres animaux qui n’ont pas supporté la chaleur. Il est même fort probable que les citadins ignorent la définition de ces mots.

    Il voyait le maitre se rapprocher de lui, son éternel sourire aux lèvres. Louaï lui sourit et attendit qu’il soit à sa portée pour lui dire :

    -Maître ! J’ai besoin de votre sagesse. J’ai réalisé ce matin que l’inspiration m’avait quitté. Je ne sais plus quoi inventer pour embêter les vieux du village. Je ne fais que répéter en boucle les mêmes farces. Je suis si pitoyable !

    Sur ces mots, le jeune garçon, s’accroupis et se mit à dessiner un cercle sur le sable avec son index. Sa vue était brouillée par les larmes qui commençaient  à se montrer. Déprimé, il releva la tête pour regarder son maître avec des petits yeux de chien battu. Il réfléchit un instant à un moyen de le convaincre de l’aider, puis il se souvint d’avoir volé un bonbon à la vielle sage du village. Il le sortit de sa poche, et le lui présenta en offrande tout en attendant sa réponse.

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    Spoiler:
    Désolée c'est très courrt, mais je ne savais pas trop quoi faire...
    Nour Mu'Zineb
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    Fille du Serpent
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    Uninspired disciple

    Le disciple dont il était si fier était souriant. Pas qu'il ait l'habitude d'être déprimé mais cela conforta le Capitaine dans sa conviction qu'aujourd'hui était en passe de devenir une bonne journée.

    "Maître ! J’ai besoin de votre sagesse. J’ai réalisé ce matin que l’inspiration m’avait quitté. Je ne sais plus quoi inventer pour embêter les vieux du village. Je ne fais que répéter en boucle les mêmes farces. Je suis si pitoyable !"

    Aloïs s'arrêta dans son élan. Il faisait face à un problème grave. Ou plutôt son disciple faisait face à un problème grave. Il en avait d'ailleurs conscience s'il devait en croire la petite mine députée qu'il affichait alors qu'il s'appliquait à dessiner des petits cercles dans le sable. Pauvre enfant!

    Le Capitaine sortit un mouchoir et se tapota l'oeil avant de se moucher bruyamment, simulant une émotion forte. Malheureusement les délicates manipulations se révélèrent plus compliquées qu'elles ne le paraissaient et il s'empêtra dans le tissu. Il finit par le jeter par dessus son épaule abandonnant larmes et émotions au passage.

    "Ne t'inquiètes pas jeune disciple. Un peu de temps à bord te fera vite retrouver l'inspiration." dit Aloïs au gamin d'un ton décisif en lui tapotant l'épaule. "Ce qu'il te faut c'est un stage intensif."

    Ceci étant dit, Aloïs attrapa son élève et l'entraîna vers son vaisseau, le faisant monter à bord dans le même mouvement.

    "On mets les voiles!" annonça le Capitaine avec une pose triomphale.

    Il ignora les grommellements de 'kidnappage d'enfants' et se retourna vers Louaï.

    "La première chose à faire c'est une chorégraphie." lui dit-il, tout en le guidant vers un espace plus ou moins dégagé du pont.

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    HRP:
    Désolé pour l'attente x)
    Tu me diras si ça te va?
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