Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    Je suis de retour !

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    Alexie Mitchell
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    Après six mois d'absence, Alix revient de son long voyage dans le désert. Les raisons de son départ restent encore vagues, mais des rumeurs répandues par la Gazette circulent. Disent-elles la vérité ? Ça, c'est un mystère...

    Après six mois...

    Après six longs mois d’absence, je reviens enfin chez moi. Mon pauvre petit corps ne pouvant plus supporter ces 40 kg de sacs, je m’empresse de les lâcher à peine entrée dans l’appartement. J’observe ce lieu d’un œil nouveau. Cette excursion dans le désert m’a presque transformée, moi qui était si peureuse, je suis devenue plus forte, du moins un peu plus, et plus sage. Le lieu, resté désert pendant six mois, est poussiéreux. Les chiens robots sont immobiles et attendent d’être réactivés par leur créatrice. Si une épaisse couche grise recouvre la majeure partie de l’appartement, la chambre, quant à elle est presque propre. Normalement, une personne sensée préfèrerait entrer dans cette pièce, et profiter d’un air quasiment pur. Cependant, connaissant Aloïs, le jeune pirate doit être responsable de cette propreté suspecte et je pense que de nombreux pièges cachés dans des coins de la pièce m’attendent. J’ignore donc ce lieu, et m’attèle au rangement.

    Après une heure de nettoyage, équipée d’un tablier et d’un balai, je me mets à l’entretien des robots. Il faut les graisser, certains doivent être réinitialisés, et d’autres entièrement réparés. Tous ces efforts me prennent une demi-journée, et j’achève enfin la tâche de tous les allumer lorsque le soleil commence à sombrer dans un sommeil et laisse place à la lune. Ereintée et poisseuse, je décide de prendre une douche chaude pendant que Sun 1 prépare le dîner.

    Je contemple les carreaux de ma salle de bain, la poire de douche sur l’épaule et me rend compte que le plus dur est encore à faire. Je n’ai annoncé à personne mon retour sur 1400. Mes mois d’isolement m’ont fait oublier comment me comporter en présence d’humains. J’avoue que je n’étais pas très civilisée de base, mais ces derniers temps, je n’ai pas trop eu l’occasion de m’améliorer. De plus, si l’appartement dans lequel j’ai grandi me semble étranger en ce moment, comment vais-je faire pour m’adapter de nouveau à cette folle ville qui évolue de jours en jours ?

    Prise soudainement par une panique qui me dévore, je quitte la baignoire en vitesse, enfile mon pyjama rose et mes pantoufles lapin. J’arrive dans la cuisine les cheveux encore mouillés et tombe sur un dilemme. Où vais-je bien pouvoir dormir ? Il va me falloir quelques heures seulement pour fabriquer un détecteur de pièges, mais je suis trop fatiguée pour m’y mettre maintenant. Je pourrais bien dormir sur le canapé, mais malgré ma petite taille, il est trop petit pour moi. Il ne me reste donc plus qu’une solution, la chambre de mon père. J’avale donc en vitesse mon dîner et me dirige vers la pièce en question.

    Depuis la mort de mon père, je n’y ai jamais mis les pieds. Je déglutis avec difficulté et attrape la poignée de la porte. Je tourne celle-ci et la pousse de toutes mes forces avant que je ne me dégonfle et ce que je vois me cloue sur place. Je contemple avec ébahissement cette pièce qui m’a toujours été inconnue. Y pénétrer m’a permis de découvrir une part de mon père que j’ignorais jusqu’alors : Le Dr Johnson, célèbre chercheur et généticien est en fait l’homme le plus désordonné du monde. Sa chambre est encore plus ravagée que les oasis lors de la guerre de cinquante ans. Certains objets attirent mon attention et provoquent un frisson qui remonte, tel un serpent, tout le long de mon dos : un fouet, des menottes, une jupe en cuir et un porte-jarretelle ?! Ne sachant pas trop s’ils appartenaient à une conquête ou à lui-même et ne voulant pas le savoir, je referme doucement la porte et me dirige vers le canapé encore choquée par ces découvertes.

    Il me fallut bien une heure pour m’endormir et m’ôter cette horrible vision de mon père en jupe en cuir, mais je suis quand même parvenue à tomber dans les bras de Morphée. Mon sommeil fut toutefois perturbé par des cauchemars sur mon père et mon voyage. Je me lève donc le lendemain, sans avoir pu dormir paisiblement, réveillée par un bruissement provenant de la porte d’entrée. Je m’avance vers elle, les yeux dans le brouillard, et découvre mon ami le suricate qui me regarde de ses yeux noirs. Mon compagnon de voyage que j’ai rencontré il y a quelques mois, semble contrarié que je l’ai abandonné. Abasourdie, je le laisse rentrer dans ma maison en me demandant si je rêve encore.

    Eh bien ! Le retour risque d’être encore plus compliqué que je le croyais…
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