Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    [+18] Sans gêne [PV Zayn]

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    Tout avait pourtant bien commencé. J’étais passé dans le bâtiment principal de l’armée pour apporter un rapport - de vive voix, la majorité des informations contenues étant trop sensibles pour que je les couche sur papier - et discuté pendant de longues heures avec ceux pour qui je tavaillais. Puis j’étais sorti, et je l’avais croisé dans un couloir. Je ne savais pas ce qu’il faisait là, là n’était pas la question. J’avais senti une boule d’appréhension se former dans mon estomac.

    Je l’avais salué avec respect, comme toujours, même si j’espérais qu’il n’aurait pas de temps à m’accorder. Il n’en avait pas réellement eu, suffisamment pour me faire remarquer que je n’étais pas capable d’être un militaire et me demander avec dédain si je faisais encore des cauchemars. A son reniflement méprisant j’avais senti mes joues brûler, mais j’étais incapable de mentir.

    Puis il était parti, me laissant nerveux de stress et mal à l’aise, ayant presque honte de moi-même. Je n’étais pas un soldat, je subissais encore le contrecoup de mon enlèvement, j’étais en somme… bien moins que le fils qu’il aurait voulu.

    Je n’hésitai pas longtemps avant de détourner mon chemin de la sortie pour me perdre dans les bureaux des officiers. Je savais bien qu’il était là, quelque part… Et il m’avait dit qu’il passait la journée ici, et non sur le terrain, alors je ne risquais pas grand chose. S’il était occupé…?

    Avec un léger sourire, même si je ne me sentais pas bien, je lui envoyai un simple message, pour voir. Libère toi, j’arrive. Je verrais bien si ça fonctionnait… Il me fallut quelques minutes pour trouver son bureau et je frappai, heureux de l’y retrouver seul.

    Je vins me glisser dans ses bras et fermai les yeux, sans parler alors qu’il m’embrassait pour me saluer. Puis je plongeai mon nez contre son torse, respirant son odeur pour me calmer.

    "Shut. J’ai juste besoin de rester un peu comme ça."

    Je le poussai à s’asseoir et vins me blottir sur ses genoux, encore malade des quelques échanges que j’avais eu avec Père, et guidai une de ses mains dans mes cheveux. Zayn avait ce merveilleux don de me calmer, que ce soit parce qu’il m’obéissait parfaitement ou simplement par sa présence et ses gestes rassurants.

    Il me fallut un moment pour me reprendre assez et relever la tête de son torse. Je lui offris un pâle sourire, restant tout de même serré contre lui, et lui caressai la joue du bout des doigts. Puis j’attrapai sa tasse et volai quelques gorgées de son café, avant de faire la grimace à l’amertume.

    "Là, j’ai les idées un peu plus en place, excuse moi."

    J’allai lui embrasser la gorge, glissai mon nez derrière son oreille avec un sourire et me demandai ce que j’avais interrompu. Ca n’avait pas beaucoup d’importance, au fond. J’avais besoin de lui, il était là, voilà tout...

    "Dis moi comment tu vas, Zayn..."

    Je l’écoutais en appréciant la vibration de sa gorge contre mon front, me focalisant simplement sur mon petit-ami.

    "Et cet uniforme te va définitivement bien. Tu viendras comme ça, directement, ce soir, dis ?", demandai-je en glissant la main sous sa veste. Veste que je ne porterais jamais, comme s’il m’était impossible de rendre mon père fier de moi...


    Dernière édition par Edward Frayer le Ven 17 Fév - 13:36, édité 2 fois
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    Il ne m'avait pas été facile, les premiers temps, de vraiment m'accoutumer à ma relation avec Edward. A la fois parce que tout était étrange et nouveau pour moi, et donc déstabilisant, et parce qu'il en suffisait de si peu pour que je sois perdu au point que je n'arrivais même plus à savoir si je m'habituais à quelque chose.

    En tout cas, je faisais des efforts, autant que je le pouvais, pour retenir ce que mon petit ami attendait de moi, ce qu'il préférait… Ce genre de choses. J'avais toujours fait des efforts pour réussir au mieux dans ce que j'entreprenais, dans ce que je jugeais important pour moi. Et là, je n'avais même pas à me poser la question pour savoir que c'était important.

    Et j'avais rapidement intégré que la principale chose à appliquer était de me plier à ce qu'il me demandait ou me faisait comprendre, sans me poser de question. Bien sûr, parfois, je ne comprenais pas ce qu'il voulait me faire passer comme message, mais j'allais m'améliorer. Progresser à force de faire des efforts, comme je l'avais toujours fait.

    Un mince sourire dansait sur mes lèvres alors que je profitais d'un moment où je pouvais laisser errer mes pensées, alors même que j'étais au travail. Mais ce jour-là, je n'avais que de l'administratif à affronter - pour mon plus grand déplaisir. Privé de mon principal centre d'intérêt, je me rabattais tout naturellement sur le second.

    Rassemblant le rapport que je venais de terminer une fois la dernière page imprimée, je le feuilletai rapidement, et poussai un soupir en réalisant qu'il me manquait un élément. Un graphique explicatif, alors que j'avais déjà deux fois relancé électroniquement celui qui devait me l'envoyer, sans succès. Sans doute fallait-il que j'aille appuyer moi-même ma demande, pour obtenir ce dont j'avais besoin ? Soit.

    Je quittai mon bureau et allai lui rendre visite, avec la ferme intention de lui remettre les points sur les i - ou les poings sur les joues s'il ne voulait toujours pas entendre raison. J'avais commencé à expliquer la cause de mon mécontentement lorsque mon portable sonna, me faisant m'interrompre et y jeter un coup d'oeil.

    "Je repasserai plus tard, annonçai-je brusquement, commençant déjà à faire demi-tour. Sauf si j'ai miraculeusement reçu ce que je veux, on ne sait jamais."

    Ne sachant pas exactement où se trouvait Edward, je préférai presser le pas pour m'assurer d'être dans mon bureau avant qu'il n'arrive. Il m'avait demandé de me libérer, et je supposais que c'était là bas qu'il voulait me rejoindre, puisqu'il ne me donnait pas de lieu de rendez-vous… A moins que ce ne soit encore quelque chose à comprendre sans que ce soit dit clairement ?

    A force, j'étais relativement nerveux sur ce genre de sujet… Au moins, mon bureau était vide lorsque j'y entrai, et je m'occupai en rangeant les trois feuilles qui traînaient sur le meuble, relevant la tête en entendant la porte s'ouvrir. Le sourire qui était apparu sur mes lèvres à la vue de mon petit-ami pâlit rapidement : je trouvais qu'il n'avait pas l'air très bien…

    Cela ne m'empêcha pas de l'enlacer pour l'embrasser, comme il m'avait appris à le faire, mais je n'eus pas le temps de l'interroger avant qu'il ne me condamne au silence d'un simple mot. Il ne me restait plus qu'à m'asseoir, comme il me le demandait, et je ne me fis pas prier pour lui caresser les cheveux, l'autre bras passé autour de sa taille pour le tenir contre moi.

    Je brûlais d'envie de lui demander ce qui l'avait mis dans cet état, mais je doutais, hélas, ce que soit quelque chose qui pouvait se régler à coups de poings. Pourtant, pour lui, j'aurais réduit tout le sable du désert en grains si fins qu'ils en auraient disparu… A la place, je me contentai de le câliner, lui offrant un sourire teinté d'inquiétude lorsqu'il releva enfin le visage vers moi.

    "Tu veux un peu de sucre ?" proposai-je en le voyant faire la grimace après avoir récupéré ma tasse de café.

    Depuis que j'avais remarqué qu'il sucrait bien plus les boissons que moi, j'avais récupéré quelques dosettes que j'avais stockées dans un tiroir de mon bureau, et je lui en passai une si cela l'intéressait.

    "Je vais bien. Je n'aime pas tellement passer une journée enfermé à l'intérieur, mais il faut bien, de temps en temps… Et je t'aurais raté, sinon."

    Je n'osai pas lui retourner la question, ne sachant pas si je pouvais me permettre de l'interroger ou si sa demande de silence comprenait également le fait de ne pas parler de ce qui venait certainement de lui arriver. Alors je préférais prendre le temps de réfléchir avant de me lancer, pour être certain, autant que je pouvais l'être, que je ne faisais pas une bêtise.

    J'eus un frémissement lorsque sa main se glissa sous ma veste d'uniforme, et n'hésitai pas une seconde avant d'acquiescer. De toute manière, lorsqu'il me demandait quelque chose, je n'avais ni à hésiter, ni à réfléchir. Tout au plus devais-je prendre le temps de m'assurer que c'était quelque chose dont j'étais capable…

    "Oui, bien sûr. Juste ce soir, ou tu préfères qu'en général, je ne prenne pas le temps de me changer avant de venir te voir ?"

    C'était important pour moi d'avoir ce genre de précisions. J'aimais avoir des choses factuelles auxquelles je pouvais me raccrocher pour m'assurer que je faisais les choses convenablement. Et j'avais parfois l'impression que ce n'était pas le plus facile à avoir, dans le domaine des relations au sein d'un couple…

    J'allai caresser la joue d'Edward avec douceur, ne me lassant pas de sentir sa peau sous mes doigts. Mais j'étais définitivement trop inquiet, et je ne pus me retenir beaucoup plus longtemps de l'interronger, une lueur soucieuse dans le regard :

    "Et toi, comment vas-tu ? Il t'est arrivé quelque chose… ? Tu n'es pas venu juste parce que tu avais envie de me voir, non ? Tu avais l'air un peu secoué en arrivant…"

    J'avais conscience d'être, comme souvent, maladroit lorsque je m'exprimais. Et si cela m'était généralement égal, j'avais découvert, avec mon petit-ami, que c'était gênant. Mais je ne savais malheureusement pas vraiment comment faire pour m'efforcer de changer cela, de progresser dans ce domaine…

    "Je ne veux pas te forcer à m'en parler, si tu veux qu'on se taise là dessus, pas de problème. Mais je voulais juste te dire que… Si je peux t'aider à régler quelque chose, si quelqu'un t'a fait du mal… Je suis là pour te soutenir et te protéger comme je peux, d'accord ?"

    C'était aussi ce qu'un petit-ami était censé faire, non ? J'avais toujours du mal à cerner exactement ce que cela impliquait, et je n'allais pas poser des questions à quelqu'un d'autre qu'Edward - qui, de toute manière ? - ni l'embêter sans cesse avec mes incompréhensions lorsqu'elles ne concernaient pas quelque chose d'important.

    "Tu restes un moment avec moi ? l'interrogeai-je ensuite avec espoir - je savais qu'il était souvent relativement occupé et qu'il n'avait pas forcément de temps à perdre. Je peux remettre à demain ce que j'avais à faire pour le reste de la journée, ça attendra bien une journée de plus."

    Ca, par contre, je l'avais bien intégré : être disponible pour lui. J'eus un sourire heureux lorsqu'il accepta de rester et le serrai contre moi tout en l'embrassant longuement. L'idée que quelqu'un puisse entrer dans mon bureau ne me traversa pas l'esprit une seule seconde. A vrai dire, peu de pensées me traversaient l'esprit lorsque j'étais avec mon petit-ami…

    "Tu as besoin de quelque chose ? demandai-je après être resté silencieux un moment, à me contenter de le câliner tendrement. Histoire de penser à autre chose. Une autre boisson, un baiser ? Autre chose ?"

    J'étais vraiment prêt à me plier en quatre s'il y avait quelque chose qui lui ferait plaisir, et je lui caressai la joue en attendant d'avoir sa réponse, me perdant dans la contemplation de son visage comme cela m'arrivait souvent.




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    J’eus un sourire devant la prévenance de Zayn et secouai négativement la tête. J’appréciais qu’il ait du sucre et qu’il soit prêt à “sacrifier” sa boisson pour moi, mais ce n’était pas ce dont j’avais envie pour le moment. Je notais qu’il ne me retournait pas ma question, ce qui m’aurait certainement amusé, en temps normal. Comme si… Je lui avais demandé de ne pas parler, alors il répondait simplement à mes questions, sans prendre d’initiative.

    "Je suis content que tu sois là."

    Je l’embrassai sur la gorge pour le remercier de venir en uniforme, mais pris le temps de réfléchir à sa question. Quelque chose de systématique ne serait pas amusant, mais lui retirer son uniforme après une journée où il ne serait pas resté derrière un bureau, peut-être même où il se serait battu, sans avoir le temps de se nettoyer avant de venir me voir… Je tressaillis en revenant à la réalité et à sa question.

    "Oh… Ce soir, d‘abord. Et de temps en temps, quand ça te fait perdre trop de temps, ou que tu as envie de venir plus vite… Pas systématiquement non plus… "

    J’avais bien compris que c’était le genre de réponse qui le mettait mal à l’aise, parce que je ne lui dictais pas une ligne de conduite précise. C’était assez amusant à faire, mais dans le cas présent, je ne pouvais pas vraiment dire mieux, vu que je n’allais pas lui donner un planning des jours où il devait avoir son uniforme et ceux où il ne devait pas…

    Je fermai les yeux sous sa caresse et tendis le visage pour en avoir plus, appréciant également s’il prenait ça pour une invitation au baiser. Je rouvris les yeux à sa suite de question, attendri par son air soucieux, et l’embrassai chastement.

    "J’étais venu apporter un rapport, et c’est vrai qu’au début, je ne pensais pas t’interrompre dans ta journée...", expliquai-je, avant de baisser les yeux."Et j’ai… croisé mon père."

    Je gardais un moment le silence, cherchant comment résumer tout ce qui s’était passé et qui faisait me sentir mal. Je rougis, touché à son intervention. Il avait dû prendre mon silence comme une envie de ne pas en parler, alors que je cherchais juste mes mots, et je sentis mon coeur faire une embardée.

    Je glissai ma main dans ses cheveux et allai lui caresser la base du crâne avec douceur. Si je m’étais écouté à cet instant, je lui aurais menti en lui disant que je l’aimais, quand il était comme ça. Mais c’était faux, même s’il savait être adorable.

    "Non, c’est… Juste que je ne sais pas comment expliquer ça. Tu sais que mon père et moi n’avons pas… les meilleurs rapports qui soient, il trouve souvent à redire sur ma manière de faire… Je l’ai croisé. On a pas parlé beaucoup, mais il… m’a reproché de… d’être encore marqué par mon... enlèvement. Et de ne pas être militaire, aussi… Je devrais pas me plaindre, il ne m’a pas rappelé, cette fois, que j’avais été embauché à cause de ses connaissances. Même si je lui demandais rien, et que j’aurais pu trouver un boulot loin de l’armée sans problème… De toute façon, rien n’est jamais assez bien pour lui, j’ai beau faire des efforts..."

    J’eus un faible sourire, me sentant pitoyable en comparaison de lui. Il n’avait jamais eu de problème avec ses parents, il était “indépendant” à ce niveau là… Je frissonnai à sa proposition, appréciant celle-ci et qu’il abandonne tout pour moi. Il poussait le concept de disponibilité à un niveau que j’appréciais réellement.

    "Oui, j’ai approximativement fini ce que je devais faire aujourd’hui. Ca attendra. De toute façon, si je retourne travailler, je vais ressasser… Donc je reste."

    Je m’abandonnai à son baiser, profitant de ses lèvres avec un plaisir assumé - de toute façon, mon père n’allait pas débarquer dans son bureau, donc nous ne risquions rien - et me blottis contre mon petit-ami, profitant de sa présence rassurante sans plus me poser de question. Parfois, je me disais que j’aurais aimé être comme lui. Fort, indépendant… Puis je me rappelais la facilité avec laquelle je pouvais lui ordonner de m’obéir. Tout n’était pas si simple…

    Sa proposition me tira un nouveau sourire et je pivotais pour m’installer à califourchon sur ses genoux, sentant un frisson délicieux me traverser le dos de haut en bas. Je guidai ses mains sur mon dos et jouai avec le haut de son uniforme pour défaire les boutons de sa veste un à un.

    "Pour l’instant… Embrasse moi. Et plus qu’une fois."

    Je lui retirai sa veste petit à petit, appréciant sans plus y réfléchir de jouer avec les muscles de ses épaules et ses bras. Rapidement, je fermai les yeux et me laissai porter par nos baisers, ne pensant qu’à mon petit-ami. Brièvement, je regrettai qu’il ne passe pas ses mains sur l’intégralité de mon corps. Je voulais sentir à quel point il était puissant par rapport à moi, me laisser griser…

    "Caresse moi. Je veux sentir tes mains. Sur mon dos, mes reins, mes cuisses.. Tout ce que tu as à portée."

    Je ne me gênais pas pour faire de même, tout en retournant l’embrasser. Je sentis son hésitation et un battement de cils me permit de capter le regard interrogatif de mon petit-ami quant à la portée de ses caresses. Je n’avais pourtant pas envie de lâcher ses lèvres et me collai à lui en laissant échapper un faible gémissement, m’écartant enfin de sa bouche pour aller lui dévorer le cou - et lui laisser un suçon au passage.

    A mesure que les minutes s’égrainaient, je sentais une chaleur agréable prendre possession de moi. Le passage des mains de Zayn sur mon corps, même à travers les vêtements, traçait un chemin brûlant qui me rendait avide de plus de sensations. Je jetai rapidement un regard au bureau, songeant brièvement à lui demander de m’y renverser, et relevai un regard fièvreux vers lui.

    "Zayn…", chouinai-je, la voix altérée. "S’il te plait, fais m..."

    Je m’interrompis, tressaillant. Je plongeai mon regard dans celui de Zayn, me sentant certainement presque aussi perdu que lui. Et je savais que si je terminais ma phrase, si je ne me reprennais pas un peu… Il aurait gagné, sur tous les plans. Je ramenai une mèche derrière mon oreille, cherchant désespérément à reprendre contenance, et finis par baisser les yeux.

    "J’ai.. La gorge sèche… Tu veux bien aller me chercher un chocolat chaud, s’il te plait ?"

    Je me levai pour lui permettre de faire de même, piquant un fard monumental lorsque je réalisai que je ne pouvais pas dissimuler l’état dans lequel il m’avait mis - ou accuser un pli malheureux de mon pantalon. Je ne rajoutai rien, incapable même de rougir plus lorsque je réalisai qu’il n’était pas resté indifférent - comme si j’avais pu l’ignorer, de toute façon, vu notre position précédente, mais c’était autre chose de constater de visu la chose - et me laissai retomber dans son fauteuil une fois seul.

    J’attrapai sa veste pour jouer avec, finissant par poser mon front sur le bureau. Je m’emballais simplement parce que je n’avais pas l’habitude de dissocier relations et amour, rien de plus. Je changeai de position, passant la veste de mon petit-ami contre mon visage. Cela ne m’étonnait pas réellement qu’il lave ses vêtements très souvent, même une veste qu’il portait au dessus d’une chemise, mais elle sentait tout de même lui et mes lèvres s’étirèrent en un sourire, alors que j’enfouissai mon visage contre le tissus.
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    Entendre Edward parler de son père ainsi me fit une impression un peu… étrange. Non pas parce que cela me donnait envie d'aller trouver son géniteur pour lui expliquer qu'il n'avait pas le droit de mettre mon petit-ami dans un tel état, cela, c'était parfaitement normal. Non, c'était plus parce que… Je ne savais pas tellement, en fait, c'était un sentiment assez diffus, que je ne parvenais pas à identifier complètement.

    "Je… crois que je peux comprendre, au moins un peu," répondis-je lentement, sans vraiment aimer ne pas mieux me comprendre.

    Je préférai, par conséquent, me focaliser sur l'essentiel, à savoir lui. Lui proposer de rester, lui signaler que j'étais à sa disposition pour ce qu'il voudrait. Je le laissai changer de position, l'enlaçant avec grand plaisir, et frémis à sa demande, quelque chose se tordant dans mon ventre alors que je me penchai pour l'embrasser. Plus d'une fois, donc… Jusqu'à ce qu'il me demande autre chose. Du moins était-ce ainsi que je le comprenais.

    Et cela me convenait parfaitement. Je dévorai ses lèvres, sentant à peine qu'il me retirait sa veste tant j'étais, comme toujours, grisé par nos contacts. J'avais pensé, les premières fois, que c'était parce que je n'étais pas habitué, mais le temps avait beau passer et nos rencontres se succéder, cela ne changeait pas. Lorsque j'étais contre lui, nos lèvres pressées l'une contre l'autre, j'étais dans un autre monde.

    Sa nouvelle demande déclencha un long frisson le long de ma colonne vertébrale, et j'acquiesçai brièvement avant de me décider à le caresser. Sentir son corps sous mes doigts, souligner ses formes… L'une de mes mains descendit vers le bas de son dos, et je m'arrêtai, lui jetant un regard un peu perdu. Tout ce qui était à portée, mais… Là aussi ? J'eus un gémissement lorsqu'il se colla davantage contre moi et estimai que c'était sa manière de me dire oui, avant de lui offrir mon cou en frissonnant longuement.

    Je n'avais plus conscience de rien d'autre que lui, ses lèvres, ses mains, son corps. J'avais oublié tout ce qui nous entourait, l'heure, le lieu, même le fait que je n'étais pas spécialement expérimenté. C'était comme si, dans mon état… je n'avais pas besoin de savoir, de réfléchir, je n'avais qu'à me laisser porter et profiter. Je l'embrassais, le caressais comme s'il était la chose la plus importante au monde. En fait… il était la chose la plus importante au monde.

    J'eus un nouveau frisson en entendant sa voix et allai lui poser une main sur la joue, suspendu à ses lèvres pour savoir ce que je devais faire pour lui, pour nous. Mais il s'interrompit, et je le regardai, perdu, brûlant d'envie de retourner l'embrasser, collé contre lui, mais n'osant pas franchir le pas alors qu'il voulait sans doute me demander autre chose.

    "Un… chocolat chaud… ? Je… Oui, bien sûr, tout de suite."

    Je n'allais certainement pas refuser ce qu'il me demandait, et pourtant, j'eus l'impression de ne jamais avoir fait quelque chose qui me demandait autant d'effort que lorsqu'il s'écarta et que je dus me lever pour faire de même. Un effort à la fois physique et mental… Et il était hors de question que j'aille prendre une douche pour me calmer…

    Néanmoins, ce que je devais faire était tout tracé, et j'allai lui prendre un chocolat chaud au distributeur non loin. Et alors que j'attendais que sa boisson se remplisse… C'était comme si je sentais encore ses mains sur moi… Son corps que je voulais attraper et serrer contre moi… Est-ce que j'avais fait une erreur, pour qu'il s'arrête brusquement ? Non, c'était pour le chocolat, il ne fallait pas que je m'inquiète aussi vite…

    Je n'avais pas encore vraiment réussi à me reprendre lorsque je revins dans mon bureau, et quelque chose frémit en moi à la vue d'Edward, le visage enfoui dans ma veste. Je me rapprochai et déposai le gobelet sur le bureau, avant de lui passer une main dans les cheveux, attendant qu'il relève la tête pour céder à mon impulsion et l'embrasser longuement.

    "Tiens, voilà ton chocolat. Mais… Quelque chose ne va pas… ? "

    Vu comment il tenait ma veste, ce ne devait pas être à cause de moi, ce qui était déjà quelque chose, mais… Je lui offris un sourire, glissant à nouveau mes doigts dans sa chevelure rose, tout en essayant de comprendre ce qui était en train de se passer. Si je pouvais, pour une fois, trouver quoi faire sans qu'il n'ait à prendre la peine de me l'indiquer…

    "C'est parce que tu t'es mis à ruminer en étant tout seul ? Tu sais… Ma soeur non plus ne me disait jamais vraiment que ce que je faisais était assez bien pour elle. Par contre, ce qui n'allait pas… Ce n'est pas facile à surmonter, mais ça incite à se surpasser. Enfin, pour moi, ça a donné ça. Mais pour ma soeur, donc c'est peut-être différent avec des parents…"

    J'eus un faible soupir, comme à peu près à chaque fois que je repensais à Riley. Son souvenir semblait à la fois si proche et si lointain… Mais j'avais fini par accepter qu'il ne soit qu'un souvenir, et je devais avant tout m'occuper des vivants. Et surtout de mon petit-ami.

    "Du coup, te changer les idées serait bien, non ? Ressasser, ça ne sert à rien, ou en tout cas ça n'a que des effets négatifs. Donc… Est-ce que tu veux que je…"

    Je m'interrompis, fronçant les sourcils tout en cherchant le mot qui m'échappait. Comment est-ce qu'on disait ça… ? Il y avait probablement différentes formules, mais… Je sautai sur celle que je connaissais dès qu'elle me revint et terminai ma proposition :

    "Que je te suce ?"




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    Si me perdre dans l’odeur de Zayn n’était pas une bonne idée, celle de relever la tête pour recevoir un long baiser. Je sentis mes joues me chauffer, et l’envie de perdre le contrôle, de m’abandonner sans plus réfléchir me traversa l’esprit et les reins. Je me redressai pour me coller à lui, sans réfléchir.

    "Hn…. Tu n’étais pas là...", chouinai-je, avant de rougir un peu plus.

    Vraiment… il fallait que je me reprenne, nous étions dans son bureau, et je n’étais pas… à ce point à désirer son contact. Mais je restai dans ses bras, l’écoutant chercher à me remonter le moral, peut-être ? Dans tous les cas, il y avait un aspect touchant, et j’allai lui caresser la joue, cherchant mes mots. Je me sentais toujours… Incapable de réagir correctement, lorsqu’il me parlait de sa soeur. Je l’embrassai chastement, peut-être en une tentative de lui montrer que j’étais là, et le laissai se charger de la conversation - ce qui avait un côté paradoxal.

    Je hochai la tête, m’écartant pour prendre une gorgée de chocolat. Ca allait me remettre les idées en place… Je n’aurais certainement pas dû, car je m’étouffai à moitié lorsqu’il me proposa de me sucer.

    "Zayn !", m’étranglai-je en toussant pour chasser le chocolat chaud de mes poumons.

    Je tirai un mouchoir pour m’essuyer les yeux, cherchant à me reprendre. A cesser de l’imaginer m’asseoir sur le bureau d’un geste assuré, me renverser, me dénuder partiellement… J’eus un gémissement d’envie et pris une inspiration, me doutant que ma réaction avait dû le perturber. Je lui attrapai le visage et l’embrassai avec assurance, avant de lui sourire.

    "Désolé, la proposition m’a surpris. Je… Ne vais pas te dire que ça ne me fait pas envie, mais pas tout de suite. Plus tard, quand… "

    Et pourtant, le Désert seul savait à quel point j’en avais envie… Je le fixai, les joues toujours rouges, et soupirai. Calmer mes envies… les siennes, peut-être, également ? En jetant un coup d’oeil à la porte du bureau, j’essayai d’évaluer la potentialité que nous nous fassions interrompre.

    "Zayn… On a des chances que quelqu’un rentre, ou vienne te voir ?"

    Je souris lorsqu’il me répondit et l’embrassai à nouveau, avant de lui caresser la gorge, le torse et le ventre. Puis je m’écartai un peu, le fixant avec désir.

    "Retourne toi."

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    Edward s'étrangla à ma proposition, et je me crispai immédiatement, baissant les yeux. J'avais dû, encore, ne pas faire les choses convenablement… Mais je ne savais pas si je ne l'avais pas proposé de la bonne manière, ou si, tout simplement, je n'aurais pas dû le proposer. Après tout, il m'avait bien fait comprendre que c'était lui qui gérait ce que nous faisions, à quel rythme nous avancions…

    Je cherchai une manière de m'excuser sans l'agacer, lui tapotant le dos alors qu'il toussait. Mais je n'avais pas la moindre idée de la manière dont il était possible de réagir dans ce genre de situations… Peut-être faudrait-il que j'essaye de me renseigner un peu plus par ailleurs, que ce soit en trouvant des livres ou… Autre chose ?

    Puis il eut un… gémissement, et je me sentis encore plus perdu. Je n'avais rien rajouté, pourtant, je n'avais même rien fait de particulier, alors comment devais-je prendre cela… ? Je tressaillis lorsqu'il m'attrapa le visage, avant que son baiser ne me rassure brusquement.

    "C'est moi, je n'aurais pas dû le dire comme ça. Tu me diras quand c'est le moment de te le proposer ?"

    Comme ça, je n'aurais pas peur de tomber encore au mauvais moment. C'était décidément… beaucoup plus simple lorsque c'était lui qui gérais et que je pouvais ne faire que suivre ce qu'il me préscrivait. Je caressai l'une de ses joues rougies, le fixant d'un air un peu interrogateur, sans comprendre vraiment pourquoi il rougissait ainsi, pourquoi il regardait la porte.

    Mais j'avais l'habitude de ne pas comprendre. Je n'y connaissais toujours presque rien, alors, souvent, les choses échappaient à ma compréhension. C'était normal, en un sens, et j'avais appris à l'accepter. Mais pas à me résigner à ne pas savoir ce que je pouvais faire pour mon petit-ami.

    "Normalement, je n'attends personne, non. Et il faudrait que ce soit quelque chose d'important et urgent pour ne pas se contenter de m'envoyer un message pour me prévenir," répondis-je, avec une certaine perplexité : pourquoi parlait-il de cela ?

    Ses caresses me firent pousser un soupir qui avait des accents… que je m'étais rarement entendu. Son regard amena une touche de rouge sur mes joues, et je clignai des cils à son ordre, sentant une pointe de… frustration, peut-être, me gagner alors que je me retournais docilement.



    J'eus un faible soupir, puis tendis la main pour lui caresser la joue avec douceur. Comme si ce geste m'avait donné du courage, je me décidai à faire quelque chose que j'osais, somme toute, assez rarement : proposer quelque chose dont j'avais envie, moi - et pas quelque chose dont je pensais que cela pourrait lui faire plaisir.

    "J'ai pas… envie de ne plus être à côté de toi… Et je sais que je n'arriverai pas à penser à autre chose. De toute manière, j'avais déjà prévu de te consacrer le reste de la journée, alors… Si tu pars, est-ce que tu voudrais bien que je parte avec toi… ? Tu m'avais déjà demandé de venir en uniforme ce soir, donc si on se voit ce soir, autant qu'on ne se quitte pas ? S'il-te-plait ?"




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    Je me figeai à l’aveu de Zayn, rougissant un peu plus. Ne pouvait-il pas choisir un autre moment pour ça ? Alors que j’avais les mains et les sous-vêtements souillés, que j’étais perdu, et qu’il était désarmant d’ingénuité… Je le fixai un instant, cherchant à répondre, entre mon envie de dire “moi aussi” - mais c’était purement l’ambiance.

    A la place, je le fixai un moment, perdu, avant de demander des mouchoirs. Pitoyable, mais j’avais besoin d’au moins me nettoyer les mains un minimum, j’étais.. Gêné, perturbé. Je voulais rentrer chez moi et me changer… Prendre une douche, longue et relaxante. Au moins, l’expérience avait plus à Zayn et, étrangement, je trouvais ça réellement important.

    "Je… oui, j’ai besoin de… ", bégayai-je, incapable de mettre de vrais mots sur mes besoins. "Tu.. n’as pas du travail ?"

    Au lieu de ne pas revenir sur la question, mon petit-ami me décrivit ce qu’il avait ressenti, me donnant l’impression qu’un feu liquide avait remplacé mon sang, et j’acquiesçai - avant de secouer négativement la tête : je n’avais pas le choix, il fallait… lui expliquer ? Je pris une inspiration, mon courage à deux mains, et levai les doigts - ceux qui n’étaient pas maculés, même en m’essuyant j’avais l’impression qu’ils l’étaient - pour lui caresser la joue.

    "Oui, bien sûr, on recommencera, j’ai envie… Mais j’ai… Enfin.. Je suis désolé, je n’aurais pas dû me… Par rapport à..."

    Je baissai les yeux sur mon pantalon, toujour mal à l’aise. Il fallait… Tant pis, je me jetais à l’eau, cette fois.

    "Je n’aurais pas dû me frotter autant àt toi. J’ai… j’ai fait la même chose que toi, j’ai joui, et je veux… je veux prendre une couche, j’ai honte, je suis désolé..."

    Je me sentais coupable, et je détestais ça. Je tressaillis lorsqu’il me caressa la joue et relevai les yeux vers lui, m’attendant presque à ce qu’il m’engueule. Mais non, il me demanda simplement de rester avec moi, et je lui souris tendrement, me collant à lui pour quémander un baiser.

    "oui. Rentrons.", confirmai-je, avant d’avoir un sourire mutin."Mais d’abord, j’essaye d’arranger le bazard que tu as mis dans mes sous-vêtements, et je ne touche pas à ton uniforme tant que je ne suis pas passé sous la douche, tu devras m’attendre sans bouger."

    Je savais qu’il allait accepter et cela me rassurait. Je reprenais le contrôle… Le chemin jusqu’à mon appartement me parut horriblement long, et je l’embrassai dès que nous fûmes arrivés, lui posant un doigt sur le torse pour lui intimer de m’attendre avant de filer dans la salle de bains.

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