Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    [+18] Au cas où [PV Zayn]

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    Edward Frayer
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    Une fois propre, je me sentais un peu mieux. Rapidement, je passai dans ma chambre pour me changer, et enfilai un pantalon moulant et un haut ample au niveau des épaules laissés nues et resséré au niveau des hanches, dont certaines zones moins opaques laissaient voir ma peau - mon père aurait détesté me voir dans cette tenue.

    Je me sentais un peu mieux : je n’allais pas brûler mes sous-vêtements pour un incident du genre, après tout… Je revins pour retrouver mon petit ami exactement là où je l’avais laissé. Je lui souris et le laissai me regarder, me sentant bien plus dans mon élément. Je m’approchai de lui pour lui poser les mains sur les épaules et le pousser sur le canapé, m’installant à nouveau à califourchon sur ses genoux. Je plongeai ma tête dans son cou pour renifler son odeur. Je restai un moment contre lui en silence, avant de me décider :

    "Ce… Ton bureau, ce n’était pas forcément le meilleur endroit pour une première expérience, mais… J’ai beaucoup aimé. Je veux t’entendre à nouveau, te voir ainsi… "

    Je me redressai pour l’embrasser longuement. J’avais également apprécié qu’il ait des initiatives comme celles qu’il avait eues, et des propositions, aussi… Il fallait lui dire, sinon il ne recommencerait pas.

    "Et… pour ta proposition de tout à l’heure. Ca m’a juste étonné. Je ne suis pas contre que tu m’en refasse, même à l’improviste, mais pas au travail. Et pas tant que je ne t’ai pas fait mien une première fois."

    Je ne savais pas si je me sentais encore prêt à franchir le pas, cela dit. Zayn était.. Il me faisait perdre la tête, de toute évidence. Et si je voulais garder le contrôle sur la situation, je ne devais pas m’emballer trop… Mais au moins étais-je un peu calmé, et n’avais-je plus envie de me conduire comme une chatte en chaleur devant lui…

    "Pour ce soir, tu as envie de faire quoi, dis moi ?", demandai-je en commençant à tirer sur son uniforme. "Et une prochaine fois, tu viendras directement après une journée sur le terrain ? Je.. crois que ça m’excite..."



    Zayn Aresham
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    Je ne fis, bien sûr, aucune difficulté pour accepter ce qu'Edward m'avait demandé. De toute manière, c'était sans doute la chose avec laquelle j'avais le plus de facilité, depuis que notre relation s'était mise en place : suivre ce qu'il me disait, sans me poser de question, sans manifester de réticence. Et à partir du moment où il avait accepté que je reste avec lui, le reste n'était que des détails que je le laissais gérer avec grand plaisir.

    Je le suivis donc jusqu'à son appartement, trop focalisé sur lui pour me laisser atteindre par les sensations perturbantes que je pouvais avoir par ailleurs, lorsque je posais le regard sur lui. J'eus un soupir de bonheur lorsqu'il se rapprocha de moi pour joindre nos lèvres, me payant largement de tous les désagréments qui avaient pu émailler le trajet, vu ce qu'il m'avait fait découvrir, et la manière dont il l'avait fait.

    Son doigt se posa sur mon torse, et je n'eus pas besoin de plus pour indiquer que j'avais compris en hochant la tête affirmativement. Je ne devais pas bouger, et j'appliquai cela à la lettre, restant debout à l'endroit où il m'avait incité à rester. Je le suivis du regard alors qu'il filait dans la salle de bain et poussai ensuite un léger soupir, me passant une main sur la nuque.

    Je n'étais pas certain de pouvoir faire le point sur ce qui s'était passé… A la fois parce que je n'avais pas l'esprit assez clair pour ça, mais aussi, et tout simplement parce que je n'en avais pas envie. Ca avait été plus qu'agréable, et je n'avais pas besoin de réfléchir plus loin. Je n'avais pas besoin de réfléchir du tout, d'ailleurs : au besoin, Edward s'en chargerait.

    Lorsque je l'entendis revenir, je fixai immédiatement mon regard sur lui, avant que mes yeux ne soient attirés par les habits qu'il avait enfilés - ordinairement, je ne prêtais pas attention à ce genre de détails, mais là, je savais qu'il n'était pas habillé comme ça avant. Ou plutôt par ce qu'ils dévoilaient, mais… Cela revenait un peu au même.

    Je me laissai docilement asseoir sur le canapé, appréciant de pouvoir passer mes bras autour de sa taille afin de le tenir contre moi. J'aurais eu du mal à mettre des mots précis sur ce dont j'avais envie, mais à l'avoir ainsi, proche de moi, son visage contre mon cou… J'étais loin de n'avoir envie de rien...

    "Pas le meilleur endroit ? répétai-je, ayant souvent l'impression que je mettais trop de temps, par rapport à lui, pour comprendre des choses qui devaient lui sembler évidentes. Ah, parce que nous aurions dû être en train de travailler, et que c'est des choses qu'on fait normalement chez soi ?"

    Je préférais m'assurer que je ne m'étais pas fourvoyé dans mon raisonnement, vu qu'Edward m'avait bien fait réaliser que je n'étais pas vraiment comme la plupart des gens, dans ce domaine. Au moins pour les connaissances et les liens logiques que je pouvais tirer entre les choses.

    J'eus un sourire lorsque mon petit ami prit la peine non seulement d'approuver le fait que je lui ait proposé quelque chose, mais également de me dire à quels moments je pouvais le faire, et à quels moments je devais éviter. J'aimais vraiment lorsqu'il me facilitait la tâche avec des consignes aussi claires à appliquer que celles-là. Je n'aurais pas à me poser de question sur ce qu'il convenait de faire ou non…

    "D'accord, je retiens. C'est bien que je le fasse, mais pas au travail, et pas tant que tu n'as pas décidé qu'il était temps d'aller plus loin," récapitulai-je par habitude.

    Comme ça, si je me trompais quelque part, il pouvait le rectifier, sans attendre que je commette une erreur à cause de ça. J'allai lui caresser la joue, remontant ensuite mes doigts dans ses cheveux, et l'écoutai avec attention. Ce que j'avais envie de faire… Avoir l'initiative n'était pas ce qui me rassurait le plus, mais je pouvais déjà commencer en répondant à la seconde chose qu'il me demandait.

    "Oui, bien sûr. Je te dirai les prochaines journées que je passe sur le terrain, pour voir après laquelle ce serait le plus pratique que je vienne te retrouver. Ca ne sert à rien que je vienne ici si tu n'es pas encore rentré, toi."

    Ce qui me laissait avec le plus ardu encore devant moi : exprimer ce que je voulais. Et faire la part, aussi, entre ce que je voulais et ce que je pouvais dire. Il avait été parfaitement clair, au début, sur le fait que je ne devais pas le presser, et que nous irions à son rythme. Et je ne voulais pas lui donner l'impression que je cherchais à le faire revenir là dessus, ou que j'avais tout simplement oublié. Je n'oubliais pas ce qu'il me prescrivait.

    Alors il me faudrait peser mes mots et mes formulations, et, par les dunes, ce que je pouvais ne pas être à l'aise avec ça… Même si j'avais déjà dû progresser, depuis qu'Edward m'avait fait comprendre que je devais lui demander de sortir avec moi. Lentement, mais… L'essentiel était que je progresse.

    "Je ne veux vraiment pas que tu te sentes obligé, mais… Puisque tu me demandes ce dont j'aurais envie… Je devrais peut-être me contenter de ce que tu m'as fait découvrir, mais tu m'as donné encore plus envie d'en avoir plus."

    J'allai lui caresser la joue, comme pour me faire pardonner si jamais il trouvait que j'en demandais trop, ou que j'aurais dû être satisfait de ce qu'il m'avait offert plutôt que de lui en demander directement davantage…

    "Mais si ce n'est pas encore le moment… J'attendrai sans me plaindre. Tu sais que j'attendrai autant de temps qu'il le faudra. De toute manière, tant que tu ne me chasses pas de ton appartement pour la soirée, ça me va bien."

    Je lui souris et allai l'embrasser doucement, savourant les sensations que me donnait chaque baiser que nous partagions. Et j'avais dans l'idée que ce serait bien de proposer, aussi, quelque chose d'alternatif, aussi ajoutai-je ensuite :

    "Mais sinon, tu pourrais peut-être m'apprendre à jouer aux jeux vidéos ? J'ai cru comprendre que tu aimais bien ça, alors je ne dirais pas non à pouvoir le partager avec toi, à l'occasion. Si ça t'intéresse."

    Ce n'était pas quelque chose que j'avais vraiment approché, mais puisque c'était quelque chose qui plaisait à mon petit ami, je ne demandais pas mieux que d'en apprendre plus sur le sujet. Peut-être même que cela pourrait me donner des idées de cadeau à lui faire, à l'occasion ? Ca, je n'avais pas eu besoin qu'on me l'explique pour penser que lui donner des cadeaux était une bonne idée.

    "Et toi, qu'est-ce qui te ferait envie ? S'il y a quelque chose qui te ferait plaisir… Dis-le moi, je m'en chargerai."




    Edward Frayer
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    Date d'inscription : 13/01/2016

    J’eus un sourire encourageant pour Zayn, acquiesçant lorsqu’il me demanda de confirmer que c’était bien le lieu qui n’allait pas. Il avait raison, je ne pouvais pas me permettre de faire savoir que j’étais gay. Lui, à la limite, c’était son problème, mais… Je ne voulais pas voir encore une fois le mépris dans le regard de Père.

    "Chez soi ou… Quand on est certain de ne pas être dérangé, effectivement. Pour les premières fois. Ensuite, si on aime le risque de se faire prendre… C’est autre chose."

    J’attendis, après lui avoir demandé ce qu’il voulait faire, qu’il réponde à ma seconde question. Il devait réfléchir. C’était peut-être mesquin de le lui demander, mais c’était également amusant de le voir ainsi. Je compliquai la tâche en remuant un peu sur ses genoux, avec un petit soupir lascif.

    J’eus du mal à dissimuler un sourire victorieux lorsqu’il m’avoua avoir envie de moi, mais fermai les yeux sous sa caresse. J’étais à la fois satisfait qu’il plie et… touché qu’il le fasse ainsi, de cette manière aussi ingénue et adorable. Je n’aimais pas ces sentiments contraires, j’aurais préféré être plus franc dans ce que je ressentais. Il n’était qu’un jouet dont je me vengeais.

    J’hésitai trop, et il reprit la parole pour proposer d’attendre, faisant serrer mon coeur un peu plus, et je rougis. Il était tellement… prévenant, différent de la brute sans cervelle est imbue de sa propre puissance qui m’avait frappé… Je me sentais étrangement bien, dans ses bras, et je vins me blottir contre lui.

    "Si tu dois partir de cet appartements ce soir, c’est avec moi dans les bras."

    Je répondis lentement à son baiser, décidé à prendre mon temps pour lui apprendre exactement ce que j’aimais ensuite Et pourtant… Il me surprit encore, me faisant rougir de plus belle, lorsqu’il me proposa de nous mettre aux jeux vidéos. C’était stupide, de toute évidence, de réagir pour ça, mais… L’idée qu’il veuille se mettre à quelque chose dont il n’avait rien à faire, juste pour me faire plaisir, me retournait.

    "J’ai envie qu’on se caresse.", annonçai-je tout de go, sans même réfléchir ou le réaliser.

    Je me figeai, soupirai contre sa gorge, et me décidai à m’écarter pour regarder mon petit-ami avec sérieux. Puis j’attrapai une de ses mains et la posai sur ma hanche. Il fallait que je mette les choses au point dès le départ, pour ne pas me laisser submerger.

    "Je me suis mis en valeur pour toi. Alors… Ce n’est pas dans l’idée de jouer aux jeux vidéos. J’ai envie de te faire découvrir encore plus de choses, Zayn. J’ai envie que tu ne sois plus capable de dire autre chose que mon nom, tellement je t’aurais fait perdre la tête. Mais… Je rappelle les conditions."

    Je posai, alors que j’énumérais, mes doigts sur son torse, appréciant son uniforme.

    "Je sais ce qu’il faut faire, par conséquent, tu ne remets pas en question ce que je dis ou je fais. Tu ne cherches pas à avoir le dessus. Tu me laisse guider les choses."

    Il avait compris, et une lueur s’alluma dans mon regard alors que je le récompensais par un baiser fiévreux en me collant à lui avec une envie évidente. Pourtant, je m’écartai rapidement pour m’asseoir sur le canapé, et indiquai le milieu de la pièce d’un mouvement de menton.

    "Lève toi et déshabille toi.", intimai-je.

    Je le regardai faire, l’envie me vrillant les reins. Pourtant, je me forçai à l’immobilité, le dévorant du regard. Il était beau. Soumis. Je ne devais rien espérer d’autre, rien attendre d’autre de tout cela… J’aurais pu passer des heures à l’admirer, s’il avait simplement daigné passer sa main sur son ventre.

    "Hn… Passe sous la douche, et rejoins moi dans la chambre."

    J’attendis qu’il soit parti pour expirer et fermer les yeux. Qu’étais-je en train de faire, exactement ? Je n’étais certain de rien, mais… Je savais qu’avec lui, je ne risquais rien, qu’il ne se passerait rien de négatif. Par conséquent, je n’avais qu’à me laisser porter...



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