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Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    Perdue dans la ville (PV Cathal)

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    Nöom Mu'Sheä
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    Fille du Serpent
    Arme : lance (d'environ 3m de long)
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    Perdue
    PV Cathal





    Un souffle, une larme, elle ne parvenait pas à respirer, elle était seule, perdue, dans un cohue d'hommes et de femmes tous aussi fous les uns que les autres.
    Un instant, elle regretta. Elle regretta le désert, elle regretta son ami, sa tente, son métier, tout.
    Puis, elle se souvint. Elle avait un but, et elle ne pouvait abandonner maintenant.
    La jeune fille s'agrippa à un mur et souffla une bonne fois pour toute. Tout ce monde l'oppressait, elle se sentait si petite, si fragile, qu'elle oublia presque qu'elle était une nomade, une résistante, une femme qui avait survécu aux pires tempêtes.
    Ici, la tempête lui semblait être bien pire. Les personnes étaient toutes étranges et elles lui faisaient peur. Vêtus de lambeaux pour la plupart, d'autres portaient des habits bien trop grand. Le visage crasseux, les cheveux en bataille, le regard méprisant, tout cela ne lui plaisait guère.
    Comment avait-elle pu atterrir ici ?

    Certes, sa curiosité l'avait menée ici. Elle avait déambulé parmi les hautes tours, au début émerveillée par toute cette incroyable technologie. Puis, ses pas l'avaient guidée ici. Et elle avait si peur qu'elle tenait fermement sa lance à deux mains.
    Avec ses cheveux blancs et son aspect bien loin d'être citadin, Nöom ne passait pas inaperçue. Cela faisait seulement quelques minutes qu'elle déambulait dans ce quartier là de 1400, et à chaque seconde qui s'écoulait, elle se demandait pourquoi personne ne venait l'embêter.

    Nöom finit par reprendre son courage à deux mains et elle continua d'avancer. Elle avait appris dès son plus jeune âge que montrer sa peur aux animaux les rendaient plus agressifs et plus susceptibles de vous attaquer.
    Ce jour là, dans les rues de 1400 elle apprit que c'était exactement la même chose avec les humains, ainsi, dès qu'elle montra plus d'assurance, les gens la dévisagèrent un peu moins et devinrent soudainement moins curieux.

    Nöom se décida finalement à se devier de la rue principale. Après quelques hésitations, elle tourna dans une ruelle et s'y engouffra, soulagée de se sentir enfin moins oppressée.
    Néanmoins, elle se rendit vite compte que c'était bien pire. Le silence était si prenant qu'il en devenait assourdissant et seuls quelques rats semblaient s'affairer ici. Quelques fois, un homme mal vêtu passait près d'elle et une vague de puanteur et de sueur la prenait de haut.

    Apeurée, la jeune fille du serpent pressa le pas. La ruelle lui semblait interminable et plus elle avançait, plus avait l'impression que le bout s'éloignait.
    Sa tête tournait, et sa peur avait repris le dessus. Nöom trébucha et se retrouva finalement a terre. Un passant ricana et lui mit un coup de pied.
    La jeune fille se redressa et recula tant bien que mal pour se retrouver finalement dans un caniveau, non loin d'une poubelle dont l'odeur lui fit tourner l'estomac.
    Nöom sentit une larme couler sur sa joue et elle l'essuya tant bien que mal avec sa main. Puis, à l'aide de sa lance, elle parvient enfin à se relever.
    Elle constata avec un mélange de soulagement et de terreur que le vieillard avait disparu.







    Cathal R. Yvanoff
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    Perdue dans la ville
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    On ne peut pas dire que le Secteur C est un habitué du changement. Ça fait plus de dix ans que je parcoure ses rues souterraines et elles sont toujours aussi inaltérables. Même les vieux clodos de Fall Street paraissent être les mêmes qu'il y a dix ans. Il faut dire que Fall Street plus que n'importe quel autre rue du Secteur C est figée dans le passé. Ici il n'y a que des hommes sans rêves et sans avenir. C'est presque comme s'ils venaient ici spécifiquement pour y mourir. C'est un monde à part dans un style différent de la Ville des Lumières.

    La déchetterie humaine comme j'aime bien l'appeler n'est pas d'ordinaire ma destination phare mais malheureusement en plus de clodos avec un pied dans la barque de Charon, on y retrouve aussi des hommes recherchés. 'Recherché' ne veut pas ici dire 'par la police' puisque la police n'existe pas au Secteur C. 'Recherché' ça veut dire qu'ils ont réussi à me casser les pieds et qu'ils doivent en payer le prix. Enfin, à moi ou à d'autres de mon espèce.

    Tout ça pour dire que je fais mes rondes gardant un œil ouvert au cas où je vois une tête qui me revienne pas. Je me trimballe mollement dans les rues, un de mes hommes me suit de pas trop près pour préserver ce qui me reste de patience et de sérénité. Les rondes c'est vraiment ce qu'il y a de plus chiant au monde. Malheureusement, avec les guerres de gang récentes j'ai perdu pas mal de haut gradés qui n'ont pas encore été remplacé et du coup même en tant que Grand Manitou je dois me coller les petits boulots pour combler le manque d'effectif. La loose quoi.

    J'en suis à mon deuxième et dernier passage lorsqu'un ricanement attire mon attention. Il y a pas vraiment de quoi se réjouir dans le coin à part le malheur des autres, alors un ricanement veut généralement dire que quelque chose se passe. Et effectivement je ne mets pas longtemps à trouver la victime. En même temps, la nomade se démarque bien de son entourage avec ses cheveux blancs et ses vêtements amples. Je ne sais pas ce qui lui a pris de venir ici mais il est clair qu'elle n'est pas faite de la même étoffe que la sauvage rousse qui nous a rendu visite il y a quelques mois. Même avec sa lance elle ne donne pas l'impression de pouvoir se défendre. Et malheureusement pour elle, ici la faiblesse ça ne pardonne pas.

    Le vieux qui l'a faite trébuché a toujours un rictus de plaisir malsain aux lèvres et d'autres commencent à se rapprocher.

    Je pousse un énorme soupir - non parce, fait chier quoi - et avec un signe à mon homme de main je marche vers la scène. Ayant moi-même une apparence assez reconnaissable, la foule s'écarte à mon passage et se disperse presque aussitôt. Il n'y a rien de plus efficace que le pouvoir et l'autorité dans le Secteur C.

    "Dégage." je dis au mendiant le plus proche de la fille.

    Il ne se fait pas prier pour déguerpir et je me tourne ensuite vers la nomade qui a reculé de quelques pas et dont le visage est couvert de larmes. Les gamines faiblardes ça me tape sur les nerfs. Si un clodo va te faire peur faut pas venir dans le quartier de base.

    "Arrête de chialer, putain!" je lui lance avec agacement.
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    Nöom Mu'Sheä
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    Nöom comprit assez rapidement que le vieillard n'était pas parti pour rien. L'action s'était passée si vite qu'elle n'avait pas eu le temps de comprendre.
    Elle, se contentait de serrer fort son bâton devenu soudainement si ridicule dans cette immensité. Elle regretta entièrement d'être venue dans cette partie là de 1400.
    Pourquoi ne s'était-elle pas contenté du centre-ville ? Pourquoi sa curiosité la menait-elle toujours à regretter ses choix ? Elle n'en avait aucune idée.

    L’élément perturbateur n'était autre qu'un homme peu commun d'une trentaine d'année ou peu être un peu moins, la jeune fille ne savait pas trop. Selon elle, qui voyait tout d'en bas, cet homme était très grand et très mince. Ses longs cheveux roux flottaient au vent et elle pensa un instant à son ami qu'elle avait laissé. Lui aussi avait de longs cheveux. Certes plus foncés, mais cela lui rappelait quand même son ami.
    La seule chose qui l'intriguait chez lui était l'étrange bandeau noir qui cachait son oeil droit. L'autre était d'une étrange couleur vert olive presque dérangeante.
    Néanmoins, elle n'eut guère le temps de continuer de le regarder ainsi. L'étrange personne s'était tournée vers Nöom et l'avait regardée d'un air peu amical.

    -Arrête de chialer, putain!

    La nomade fit de gros yeux ronds. Non, assurément, il ne comprenait rien. Elle se leva avec empressement et sourit quelques instants. Puis, elle lâcha un petit rire avant de froncer les sourcils.

    -Eh ! On ne parle pas ainsi, ça va pas non ? En plus, je ne chiale absolument pas !

    Ses larmes, en effet, s'étaient déjà séchées d'elle même. Néanmoins, les yeux habituellement gris de Nöom avaient pris une teinte légèrement rouge. Mais toute trace de peur était soudainement partie de son visage.
    Malgré le personnage peut accueillant qui se tenait devant elle, elle sentit immédiatement un soulagement en elle.

    -Est-ce de ma faute si les gens sont tous tarés ? Non mais, j'hallucine.

    Cette foi-ci, elle avait plus parlé pour elle même. Elle pria un instant pour qu'il ne l'entende pas.
    La rue était redevenue presque déserte. Les petits curieux s'étaient défilés à la vue du rouquin et le vieillard semblait s'être effacé tel un souvenir. Le calme était donc revenu ce qui mit de nouveau un sentiment de malaise chez la jeune fille. Voilà qu'elle se trouvait seule avec un homme probablement bien plus fou que tous les gens de ce quartier réunis. Il n'y avait pas de quoi être soulagé. Cependant, elle tenta de ne rien laisser paraître et se contenta de jeter un coup d'oeil dans les environs.

    A côté d'elle, les poubelles à l'odeur peu attrayantes avaient été placées pile devant l'entrée d'un bâtiment aux allures douteuses.
    A dire vrai, toute la rue était composée de ce genre de bâtiment là et cela ne la rendait guère charmante.
    Néanmoins, cette nouveauté et ce plaisir d'être dans un endroit très différent de là où elle avait l'habitude d'être la remplissait d'excitation et de joie. Cette rue la rendait encore plus avide de découvrir cette ville, et le regret d'être venu s'en alla comme il était venu.
    Nöom reporta son attention sur l'homme, déterminée et convaincue qu'elle n'était pas ici par pur hasard. Après tout, le destin l'avait menée ici, ce n'était sûrement pas maintenant et ici qu'elle allait se défiler. De plus, elle n'avait aucune envie de retourner dans le désert.







    Cathal R. Yvanoff
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    Perdue dans la ville
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    La gamine lève le regard vers moi et me fait de gros yeux ronds qui ont pour effet de m'irriter encore davantage. Le petit rire qu'elle laisse échapper ne fait rien pour améliorer mon humeur.

    "Eh ! On ne parle pas ainsi, ça va pas non ? En plus, je ne chiale absolument pas !" dit l'abrutie.

    Bah oui c'est clair qu'elle chiale pas du tout! C'est à se demander si elle sait ce que ça veut dire.

    "Est-ce de ma faute si les gens sont tous tarés ? Non mais, j'hallucine." ajoute-t-elle dans sa barbe, probablement pas mon intention.

    Je l'entends toutefois et je n'apprécie absolument cette effronterie. Elle se prend pour qui? La reine du désert? Cette petite ignorante croit peut-être qu'elle peut valser n'importe où et critiquer les gens et l'environnement. Non mais, navré de pas correspondre à tes standards de petite gamine pourrie gâtée.

    Mes pensées sont ponctué d'une expression mauvaise que je dédie à l'abrutie.

    "C'est pas leur faute à eux non plus qu'une petite conne se soit pointé chez eux sans savoir à quoi elle s'expose. Si t'es pas contente j'ai envie de dire il fallait pas venir de base."

    J'avais prévu d'être un minimum sympa parce que ça arrive qu'un nomade non averti se pomme dans nos ries et en soit traumatisé mais ceux-là sont d'ordinaire un peu plus polis et reconnaissants. Elle, elle peut aller se faire voir avec son arrogance à la con!

    Je l'attrape par le col rudement et la tire vers moi, regard menaçant et ton peu amusé.

    "T'es p'têt habituée à ce que tout le monde soit gentil et sain d'esprit parce que vous passez vos journées à compter les grains de sable mais par ici les gens vivent pas dans un petit cocon de privilégié comme toi. Les 'tarés' comme tu dit, ils ont rarement plus d'un repas par jour et ils meurt tous les jours. Il y en a qui se réveille le matin pour enterrer le cadavre d'un vieil ami." je m'arrête un instant pour respirer et j'en profite pour la fusiller du regard. "Les petites crétines dans ton genre font pas long feu par ici. Tu ferais mieux de t'imprimer ça dans le crâne."

    Ayant craché mon venin et m'étant ainsi débarrassé d'un peu de ma colère, je mets un terme à la leçon de vie du jour. Je me détourne d'elle sans lâcher son col et je commence à marcher vers le tunnel de surface. La position dans laquelle elle se trouve ne doit pas être hyper confortable mais là comme ça j'en ai rien à battre. Qu'elle s'estime heureuse que je la jette pas en pâture au dégénérés de Fall Street.
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    Nöom Mu'Sheä
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    Nöom se rendit vite compte qu'elle n'aurait pas dû dire cela. Mais était-ce réellement de sa faute si les gens ici la regardait bizarrement ? Et puis, n'était-elle pas tombée ici totalement par hasard ? A croire que le rouquin pensait qu'elle avait choisit d'être ici.

    -C'est pas leur faute à eux non plus qu'une petite conne se soit pointé chez eux sans savoir à quoi elle s'expose. Si t'es pas contente j'ai envie de dire il fallait pas venir de base.

    Finalement, la jeune nomade en vint à penser que lui aussi était fou. Se rendait-il seulement compte de ses paroles ? Apparemment, c'était de sa faute à elle si les gens se comportaient mal avec elle. Cela ne lui plaisait guère.
    Elle eu à peine le temps de réfléchir que déjà l'étrange citadin la prit par le col ce qui lui valut un sursaut.

    -T'es p'têt habituée à ce que tout le monde soit gentil et sain d'esprit parce que vous passez vos journées à compter les grains de sable mais par ici les gens vivent pas dans un petit cocon de privilégié comme toi. Les 'tarés' comme tu dit, ils ont rarement plus d'un repas par jour et ils meurt tous les jours. Il y en a qui se réveille le matin pour enterrer le cadavre d'un vieil ami. Les petites crétines dans ton genre font pas long feu par ici. Tu ferais mieux de t'imprimer ça dans le crâne.

    Cette fois-ci, s'en était trop. Comment pouvait-il dire de telles paroles sur un monde qu'il ne connaissait pas ? Il se tut et se détourna d'elle sans la lâcher. Nöom se retrouva ainsi traînée derrière lui, comme un vulgaire chien mal battu.
    La jeune fille du serpent se mit soudainement en colère et tenta de se dégager de son emprise. Puis, prise d'une immense haine envers le jeune homme, elle s'exclama:

    -Non mais tu vas me lâcher oui ? que connais-tu de ma vie connard ? Ne crois-tu pas que des gens de mon peuple meurent tous les jours de soif, de faim et de chaud ? J'en ai enterré des dizaines de mes amis,j'ai bravé des tempêtes et des sécheresses insupportables, et tu oses me faire la leçon ?

    Elle venait de crier ces paroles et quelques passants se retournèrent sur leur passage. Nöom sentit des larmes de colère monter en elle avant qu'elle ne se rende compte que finalement, elle avait réagi exactement comme lui, elle ne valait pas mieux que ce vulgaire vagabond. La colère redescendit aussi vite qu'elle était venue et un calme serein s'installa en elle. Elle arrêta d'essayer de se dégager et se contenta seulement de sortir quelques paroles.

    -Ecoute, à quoi ça sert ce que tu fais là ... Comment peut-on juger la vie des autres sans la connaître ? C'est vrai que je n'aurais pas du me retrouver ici, mais mes pas m'y ont guidés et je ne tiens pas à m'en excuser. Seulement, ton comportement me semble trop exagéré. J'aurais dû te remercier mais je ne l'ai pas pas fait, pour cela, je te demande pardon.

    Nöom se tut enfin. Et le regret d'être partie s'en alla à son tour. Elle était, malgré tout, contente d'être parvenue jusqu'ici. Au moins, elle avait compris une chose, que la ville n'était pas qu'un endroit de rêve. Les gens souffraient autant que dans le désert, chose que la jeune nomade n'aurait jamais pu imaginer une seule seconde.
    Finalement, Nöom se rendit compte qu'elle avait laissé sa lance dans la rue. Elle soupira. Peut-être l'homme allait-il enfin la lâcher.









    Cathal R. Yvanoff
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    Perdue dans la ville
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    Je la sens se débattre, essayer de s'échapper de mon emprise mais je ne bronche pas et continue à marcher sans un regard vers la gamine.

    "Non mais tu vas me lâcher oui ? que connais-tu de ma vie connard ? Ne crois-tu pas que des gens de mon peuple meurent tous les jours de soif, de faim et de chaud ? J'en ai enterré des dizaines de mes amis,j'ai bravé des tempêtes et des sécheresses insupportables, et tu oses me faire la leçon ?" me hurle-t-elle, comme si j'en avais quelque chose à carrer des potes qu'elle a enterré.

    Moi j'en ait enterré plus qu'une dizaine et j'vais pas jouer à la victime en public. Le bon point c'est qu'avec sa petite crise d'hystérie elle a enfin arrêté de se débattre ce qui rend comme même mon travail plus facile.

    "Ecoute, à quoi ça sert ce que tu fais là ... Comment peut-on juger la vie des autres sans la connaître ? C'est vrai que je n'aurais pas du me retrouver ici, mais mes pas m'y ont guidés et je ne tiens pas à m'en excuser. Seulement, ton comportement me semble trop exagéré. J'aurais dû te remercier mais je ne l'ai pas pas fait, pour cela, je te demande pardon. " les mots, hypocrisie mêlé de franchise bizarre, me font doucement rigoler.

    "J'mattends pas à ce que tu me remercies mais par contre j'aimerais bien que tu prennes les mots que tu vient de dire pour toi-même: comment est-ce que tu peux juger la vie des autres sans la connaître, hein? Qu'est-ce qui te fait dire qu'on est plus fou ici qu'ailleurs? Qu'est-ce qui te fait qu'on a moins le droit au respect que toi, hein?" je m'arrête un instant pour la regarder bien des les yeux.

    "Tes potes à toi ils meurt de causes naturelles. Parce que la vie dans le désert est difficile à conserver si on est mal préparé. Ici on meurt parce qu'on s'entretue pour gagner le droit de survivre un jour de plus. Ici on vit en marchant sur les corps de ceux qu'on a tué, ceux qui sont morts pour nous et ceux qu'on ne voulait pas tuer." je me remets à marcher, tirant sur ma clope un coup avant de reprendre mon petit speech éducatif. "Alors tu m'excuseras si ça m’impressionne pas qu'une gamine valse dans le coin parce qu'elle s'est pommé et qu'elle a pas eut l'intelligence d'en apprendre plus sur 1400 avant de s'y aventurer et qui en plus se met à insulter mon territoire et ceux qui y vivent."

    Dans les dents ma fille. J'espère que tu va te la fermer maintenant parce que tu me casse copieusement les pieds avec ta morale à deux balles. Je lui met une derrière couche de beure, histoire d'en faire un maximum pour qu'elle arrête de se la ramener.

    "Dis-toi bien que juste pour ça, j'aurais pu te tuer. Il y a pas de loi ici, personne se soucierait d'un cadavre de plus et je doute que ta famille, si t'en as une, vienne jusqu'ici pour te chercher. Réfléchis à ça avant de dire n'importe quoi."
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    Nöom Mu'Sheä
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    -J'mattends pas à ce que tu me remercies mais par contre j'aimerais bien que tu prennes les mots que tu vient de dire pour toi-même: comment est-ce que tu peux juger la vie des autres sans la connaître, hein? Qu'est-ce qui te fait dire qu'on est plus fou ici qu'ailleurs? Qu'est-ce qui te fait qu'on a moins le droit au respect que toi, hein?

    Nöom lâcha un faible soupir. Décidément, cet homme était coriace. Néanmoins, la peur de la jeune fille s'en était allée tout autant que sa colère. Elle songea un instant à rester silencieuse pour qu'il se prenne un vent mais elle renonça aussitôt. Cela ne servirait absolument à rien non plus. Non, ce qu'elle devait faire, c'était tenir un propos juste, calme et perspicace.

    -Tes potes à toi ils meurt de causes naturelles. Parce que la vie dans le désert est difficile à conserver si on est mal préparé. Ici on meurt parce qu'on s'entretue pour gagner le droit de survivre un jour de plus. Ici on vit en marchant sur les corps de ceux qu'on a tué, ceux qui sont morts pour nous et ceux qu'on ne voulait pas tuer. Alors tu m'excuseras si ça m’impressionne pas qu'une gamine valse dans le coin parce qu'elle s'est pommé et qu'elle a pas eut l'intelligence d'en apprendre plus sur 1400 avant de s'y aventurer et qui en plus se met à insulter mon territoire et ceux qui y vivent.

    La jeune fille du serpent sourit. Après tout, il n'avait pas tort.

    -Dis-toi bien que juste pour ça, j'aurais pu te tuer. Il y a pas de loi ici, personne se soucierait d'un cadavre de plus et je doute que ta famille, si t'en as une, vienne jusqu'ici pour te chercher. Réfléchis à ça avant de dire n'importe quoi.

    Ces mots furent de trop. La colère remonta d'un seul coup et Nöom faillit bien s'emporter. Néanmoins, elle parvint à se détendre et le calme redescendit aussi vite qu'il était venu. Perspicacité, perspicacité.
    Elle resta un instant silencieuse ces paroles, se prenant soudainement pour un vieux sage à la limite de la vie et de la mort. Puis, elle inspira une bouffée d'air et ferma les yeux un instant.

    -Tu ne peux juger ma vie et je ne peux juger la tienne. Ici, vous vous entre-tuez pour... survivre ou je ne sais quoi. Chez moi, la nature nous tue et nous devons y survivre. Ce sont deux choses incomparables avec la même fin, la mort. Tu as autant le droit au respect que moi, je n'ai jamais dit le contraire. Et puis, on est tous aussi fous les uns que les autres après tout, non ?

    Nöom prit une légère pause à peine perceptible durant laquelle elle eut le temps de réfléchir à une telle vitesse que cela l'impressionna.

    -Pour ce qui est d'en apprendre plus sur 1400, j'en conviens j'ai été idiote. Je ne m'en suis tenue qu'au livre qui ne parlait que des bienfaits de cette merveilleuse ville sans énoncer une seule fois votre vie. Alors 1400 par ci, 1400 par là, 1400 n'informe que ce qu'elle veut informer. Il est vrai que j'aurais dû interroger un oracle quelconque pourquoi n'y ai-je pas pensé ?

    Nöom marqua une pause plus longue.

    -Alors désolé si je ne connais pas toute votre vie. Voilà, je n'ai rien d'autre à ajouter. Ah... Si,
    "tu aurais pu me tuer" alors vas-y je t'en prie, fais le, tu as raison je n'ai plus de famille et ma vie ne m'importe guère. Ou alors lâche moi maintenant, au lieu de me traîner comme un vulgaire chameau malade, parce que figure toi que je n'en suis pas un.










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