Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    Nouveau monde, nouvelle vie [PV Ammaruq]

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    Alexie Mitchell
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    Nouveau monde, nouvelle vie

    L'Eldorado, ou presque


    Cela fait maintenant deux jours que l’on a établi le campement. Après avoir traversé le désert aride et traversé les montagnes. Nous sommes tous épuisés, certains y ont même laissés la vie d’autres sont portés disparus. Les liens entre civils et nomades sont encore quelque peu fragiles, mais l’épreuve que nous avons traversée ensemble nous a rapprochée. Il ne s’agit plus de savoir qui est contre 1400 et qui est pour, il s’agit de s’entraider pour survivre.

    Je n’ai pas vraiment été très utile. Après tout, je suis une intellectuelle. La plupart du temps, j’ai servi de distraction. Je parlais de guerres de gangs, racontais les exploits de Cathal et mon frère.

    J’ai également servi d’éclaireur. Enfin, surtout Typhon qui malgré le froid glacial du versant glacé de la montagne s’est entêté à rester avec moi. Parfois je me dis qu’il est con ce piaf. Je ne lui sers plus à rien. J’arrive à peine à me nourrir moi-même.

    Aujourd’hui, le temps commence à se refroidir, l’hiver arrive et il nous reste peu de temps avant l’arrivée de la neige. Alors tout le monde s’active. On fait des provisions, on s’équipe pour survivre contre le froid. Les citadins partagent leurs vêtements et couvertures thermiques pendant que les nomades nous apprennent à faire des manteaux en peau de bête.

    Pendant ce temps je m’efforce d’être utile. J’explore les alentours avec typhon en éclaireur à la recherche d’éventuelle nourriture. L’inconvénient est qu’on est incapable de distinguer ce qui est comestible de ce qui ne l’est pas. Il n’y a aucun fruit connu dans ce paysage inconnu. Vous me direz c’est logique, mais en attendant tout ce que j’ai récolté à présent risque de tuer tout le campement et moi avec.

    Je soupire en observant mon sac en toile remplis de fruits inconnus. Je tente de demander son avis à typhon, mais cet abrutit est un carnivore. Il n’est donc pas du tout intéressé par mes trouvailles.

    Le sac plein de potentiel poison, je fais demi-tour vers le campement le pas traînant.
    L’avantage de la nouvelle technologie, c’est que malgré le froid certain, mon leggings noir, mon pull vert et ma parka kaki sont une excellente barrière thermique. J’avoue que niveau style vestimentaire, on a vu mieux. Cela doit faire deux semaines que je porte les mêmes vêtements et croyez-moi, ça commence à sentir le fennec là-dedans. Bon, de toute façon, j’ai bien compris qu’il vaut mieux puer que mourir de froid.

    D’ailleurs, si j’avais un peu plus de graisse, je serais moins sensible à ce nouvel environnement. Déjà que je n’étais pas très grosse avant le périple, maintenant on peut dire que je suis squelettique. J’ai littéralement la peau sur les os, et pourtant, je suis satisfaite. Satisfaite d’avoir réussi, satisfaite d’être toujours en vie et satisfaite d’avoir trouvé un endroit si beau, si mystérieux.

    Je relève la tête pour admirer le paysage. C’est vert. Tout est vert. Des arbres à profusion. Essentiellement de grands arbres en triangle avec des feuilles fines comme des épines. Il y a également des buissons et de grandes étendues d’herbes. Le ciel dégagé me permet d’admirer toutes ces couleurs. Certains arbres, moins résistants au froid ont commencé à perdre leurs feuilles. Apportant ainsi des touches de rouge et d’orange à ce tableau si vert. Je n’ai pas l’âme artistique, mais j’apprécie fortement ce que je vois.

    Je continue mon chemin le nez en l’air. Admirant tout ce qui m’entoure. J’entends des bruits d’animaux que je ne connais pas. La faune doit être tout aussi étrange que la flore. Déjà on en a eu un aperçu avec ces étranges dromadaires avec des bois sur la tête. Ils nous ont été très utiles. On en a tué quelques-uns pour la viande et la peau. Typhon, lui nous a ramené des petites souris. Animal déjà plus familier.

    Trop absorbée dans ma contemplation, je ne remarque pas ma proximité avec le bord de la falaise, ni le sol qui est sur le point de se dérober sous mes pieds. Ne n’est que lorsque je me sens glisser que je réalise mon inconscience. Je hurle et tente de saisir une prise, n’importe quoi. Heureusement, une branche non loin du bord me sauve d’une mort certaine. Paniquée, je n’ose bouger. Typhon, inquiet, s’agite dans tous les sens et lâche des glatissements pour tenter d’alerter les environs.

    Je reste suspendue dans le vide priant pour que quelqu’un vienne me sauver, en larme.


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    Dernière édition par Alexie Mitchell le Mer 8 Nov - 18:58, édité 1 fois
    Ammaruq Ishadon
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    Anaana t'a rappelé hier les préparations de l'arrivée de l'hiver et t'a même aidé au niveau de tes vêtements. Tu te souviens encore de la pensée qui t'avait traversé ; et Asha, comment se porte-t-elle ? Tu n'es pas allé la voir pendant quasiment tout l'été et, en hiver, tu ne pourras pas aller lui rendre visite. Tant qu'à lui rendre visite, penses-tu, autant en profiter pour chasser. Un peu de nourriture en plus ne sera pas de trop. Et c'est exactement pour cette raison que tu marches actuellement dans la toundra, un beau matin où le vent frais revient pour annoncer l'arrivée très proche de l'hiver. Tu marches lentement pour ménager Adsila, venu avec toi, qui est surveillé par la vigilance sans faille d'Aquene et de Kishi. Nayati marche en tête, court parfois loin devant pour revenir et orienter la famille vers les endroits où il entend le plus de bruit. Kohana, quant à elle, tourne autour de vous en ne laissant aucun détail du paysage lui échapper.

    Tu avances aussi lentement que silencieusement, pesant chacun de tes pas pour éviter d'attirer l'attention de tes proies tout en te dirigeant vers la clairière où Asha repose. Tu as attaché ton carquois dans ton dos, ton arc à la main. Tu devras peut-être faire un brin de nettoyage et veiller à ce que le conifère qui avait accueilli Asha soit en vie et bien portant mais, pour l'instant, tu portes toute ta concentration ailleurs. La chasse. Tu entends des bruits de foulement de pas et tu avances en conséquence. Concentré sur tous les sons que tu entends, toute la famille dresse les oreilles ( pour ta part, tu t'aplatis au sol et scrute aussi vivement que discrètement les environs ) quand un bruit fracassant se fait entendre. Des élans ? Des cerfs ? Ils sont trop agiles pour faire un tel bruit. Un morse ? Impossible ici, dans cet endroit trop éloigné de la mer. Et c'est encore plus vrai pour les phoques. Des loups ? Ils sont beaucoup plus furtifs que ça. Jambes pliées, tu te déplaces silencieusement et rapidement entre les arbres, ton arc déjà armé d'une flèche en main. Tu débouches bien vite sur une des falaises de la toundra et tu fronces les sourcils en rangeant ta flèche et ton arc dans son carquois. Nayati, quant à lui, repart en chasse avec Kohana et Kishi. Aquene s'installe dans un coin avec Adsila.

    Tu jettes un coup d’œil au petit et tu remarques qu'il semble fatigué. Tu comprends. La chasse a beau demander lenteur et patience, cela épuise mentalement. Notamment parce qu'il faut rester concentré et pouvoir passer d'immobilité la plus totale à vivacité précise. Tu laisses agir ta famille à sa guise et tu te diriges vers la falaise. Un arbre pousse au bord et certaines de ses racines traversent même le peu profond promontoire terreux. Tu entends des bruits de pleurs. Quelqu'un est tombé ? Tout en marchant précautieusement, tes pensées marquent un temps d'arrêt. Quelqu'un ? Comment ça, quelqu'un ? Tu t'avances prudemment vers le promontoire, remarquant un bout de terre "manquant". Quelqu'un a dû glisser sur l'extrémité. Jamais un Nanoquin n'aurait pas l'erreur de s'approcher aussi près d'une falaise... ou alors il devait être bien préoccupé. Tu te penches prudemment et tu remarques une jeune femme agrippée comme si sa vie en dépend à une grosse racine saillante de l'arbre. Tu regardes la chute qui l'attend si elle lâche... et, effectivement, sa vie en dépend. Tu recules prudemment et tu vas fouiller les fontes d'Aquene. Les vêtements de la jeune femme ne te disent rien du tout et te sont complètement étrangers, sa couleur de cheveux aussi, mais tu laisses ces pensées se taire dans un coin isolé de ton esprit. Tu défais fiévreusement une sangle et tu en sors une corde. Inutile de la sauver si c'est pour que tu tombes avec elle, tu dois t'assurer. Tu attaches la corde à un conifère bien ancré dans la terre et non loin de la falaise et tu t'attaches au niveau de la taille, après avoir fait deux boucles où passer tes jambes. Mieux vaut deux précautions qu'une seule. Tu vérifies tes nœuds puis tu t'avances vers la jeune femme. Tu descends doucement la falaise, vérifiant seulement que ta corde ne s'effiloche pas.

    Tu tends ensuite tes bras à la jeune femme - quels habits étranges, vraiment, elle va mourir de froid si elle garde ça - pour lui faire comprendre de venir vers toi et te serrer très fort. Tu es volontairement proche d'elle et tu as calé tes pieds dans de solides appuis. Tu ne dis rien, tu te contentes de la regarder pour l'encourager à venir vers toi. Et à arrêter de pleurer, aussi, ce n'est pas en pleurant que ça va l'aider à remonter. Ça l'a aidée pour que tu la repères, certes, mais maintenant pleurer est un simple gaspillage d'énergie. Tu ne dis rien de tes pensées, te contentant de lui lancer un regard encourageant. Tu touches une de ses mains d'une des tiennes après réflexion. Peut-être qu'elle aura moins peur si tu lui tiens déjà fermement le poignet - et inversement.




    H.R.P:
    *Les fontes sont des grosses sacoches en cuir. /O/ Bon, certes, elles se mettent plus sur des chevaux - des ours polaires pour les Nanoquins - mais Aquene est suffisamment imposante pour en porter deux. O/

    J'ai fait plus long que prévu ( c'est un RP d'intro, pas taper ) mais j'espère que ça te va quand même Lexoune. o/
    Alexie Mitchell
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    Nouveau monde, nouvelle vie

    Hope


    Ah non ! Il est hors de question que je meure dans ces conditions. Si jamais Cathal venait à apprendre qu’après toute ces épreuves et toute cette souffrance je suis morte de la manière la plus stupide au monde, il serait capable de graver « Idiote » sur mon épitaphe. Encore faudrait il qu’il soit mis au courant. Arg ! Je suis en colère contre ma propre stupidité et morte de peur à la fois. Mais qu’est ce qu’il ma pris de rêvasser autant ?!

    Les larmes continuent de couler pendant que je me mets à jurer comme jamais. Typhon est toujours au-dessus de moi s’agite de plus en plus. Ses glatissements deviennent de plus en plus aigues et me percent les tympans. N’y tenant plus, je lève la tête pour lui hurler d’arrêter, mais ma voie est bloquée dans ma gorge lorsque j’aperçois une petite tête au-dessus de moi. Un sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je comprends qu’il s’agit surement de mon sauveur. Il ne me parait pas bien grand et son visage ne me dit rien, mais tout cela m’est bien égal. Il va me sortir de là c’est l’essentiel.

    Je le vois s’en aller eu mon cœur pèse soudain une tonne. Il ne va quand même pas me laisser là !? Les larmes coulent de nouveau et un grognement de frustration et de peur d’échappe d’entre mes dents serrées. Heureusement, je le vois réapparaitre une corde autour de la taille et un sourire se dessine sur mes lèvres. Je le regarde descendre prudemment vers moi. Il me tend ses bras pour m’indiquer de m’accrocher à lui, mais il m’est difficile de lâcher ma branche et il me faut toute mon énergie pour faire le pas. Sentant ma réticence à faire ce qu’il me demande, le jeune « homme » me prend la main valide. Cela me rassure un peu et je tente de m’exécuter à mon tour.

    Je lâche donc ma branche les yeux fermés en me jetant sur lui et en priant pour que ma trajectoire soit la bonne. Ce n’est que lorsque mes bras rencontrent une masse douce et chaude que je me décide à ouvrir les yeux. J’ai réussi ! J’espère qu’il pourra supporter nos deux poids. Je sais que j’ai perdu beaucoup de poids depuis le début du voyage, mais il me parait bien jeune et ne le connaissant pas, comment pourrais je savoir s’il est suffisamment fort pour nous tirer tous les deux.

    Je ferme les yeux à nouveau et prie tous les dieux pour qu’il nous ramène sur terre sains et saufs.

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    Ammaruq Ishadon
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    Nanoqin
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    Trust me child, you're safe...
    Tu entends un grognement quand tu pars fouiller dans les fontes d'Aquene mais tu ne réponds pas. Tu dois t'assurer avant de penser à sauver qui que ce soit, c'est totalement stupide de vouloir sauver quelqu'un et de se retrouver deux à mourir d'une chute mortelle si le promontoire s'affaisse - ce que tu n'espères en aucun cas. Une fois tes noeuds vérifiés et la corde bien attaché à un conifère non loin de là mais pas sur le promontoire pour autant, tu vas à la rencontre de la jeune femme. Elle sourit quand elle te revoit, sourire auquel tu ne réponds, et tu te concentres sur ta descente. Tu t'arrêtes qu'une fois que tes pieds sont ancrés sur des appuis que tu as vérifié et que tu sais solides. Tu tends alors les bras vers elle pour qu'elle vienne à toi mais visiblement, ton geste et ton regard encourageant ne suffise pas. Tu lui prends alors sa main valide, espérant que cela suffise à la rassurer, et ton intention marche.

    ... peut-être un peu trop bien vu qu'elle bondit franchement vers toi et, dieu merci, tu as le réflexe de verrouiller ta main sur le poignet que tu tenais déjà et de la serrer contre toi, sous ses fesses, de ton bras valide. Lourde. Elle est plus lourde que tu ne pensais. Tu fronces les sourcils et tu mets le poignet que tu tiens dans ta nuque, pour lui faire comprendre de t'enlacer plus franchement, ce qu'elle a déjà commencé instinctivement à faire avec ses jambes. Tu attends qu'elle soit bien cramponnée à toi pour prendre la corde à deux mains et remonter lentement, pieds contre la falaise et mains remontant petit à petit la corde. ... Elle est vraiment lourde... Quand ta tête rentre enfin dans le champ de vision d'Aquene, tu la vois se dresser sur ses pattes, sans doutes inquiète. Elle n'a pas posé ses griffes sur le promontoire. Quand tu es enfin remonté, tu sens un bout de terre sous tes pieds partir et tu t'apprêtes à bondir mais tu es sèchement tiré en arrière par ta soeur canine qui a attrapé ta capuche pour vous ramener vers elle.

    Tu calmes alors ta respiration en resserrant ton étreinte sur l'inconnue, que tu as par réflexe serré contre toi quand tu as senti le bout de terre s'en aller, et tu t'éloignes en vitesse du promontoire sans rien dire. Une fois contrele conifère autour duquel tu as noué la corde, tu poses l'inconnue - aux vêtements, décidément, très étrange - par terre et tu ranges la corde dans les fontes d'Aquene avant de revenir vers l'inconnue.

    - Pardon si je t'ai fait mal. Ça v-...

    Tu fronces brusquement les sourcils en voyant des baies dégringoler de son sac et tu vas immédiatement vers elle pour les porter à ton nez. Tu émets un grognement mi surpris mi... hm... qui exprime un rejet immédiat. Ces baies ne sont pas bonnes du tout. Tu jettes au loin celle que tu avais en main et tu te remémores la position de la source d'eau la plus proche avant de t'accroupir aux côtés de l'inconnu.

    - Empoisonné. Pas bon pour le foie. Hum... Ça va ?

    Tu la considères d'un regard et attentionné et inquiet. A-t-elle mangé quelque chose qui lui a donné des hallucinations ? Et comment se fait-ce qu'elle ne sache même pas que ces baies ne sont pas bonnes ? C'est pourtant une des premières choses que tu as apprises, avant même que tu ne quittes la capuche de ta mère.


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