Agartha. Un désert, où cohabitaient nomades et sédentaires. Cependant l'assèchement progressif des oasis développa la cupidité des sédentaires qui se mirent en guerre les uns contre les autres. Les cités tombèrent une à une devant ce fléau jusqu'à ce qu'il ne reste que 1400. Les nomades quant à eux préférèrent éviter ces conflits en priant leur Divinité de leur accorder un sommeil de deux millénaires. Mais quand ils se réveillèrent, ils furent non seulement confrontés à des citadins beaucoup plus avancés technologiquement mais aussi à une hostilité tangible. Hostilité contre ces nomades ressurgit du passé mais aussi hostilité au sein même de la ville de 1400. Puis une nouvelle guerre éclata : la Révolution. Est venu à nouveau le temps du choix : se battre ou partir ? Ainsi naquit l’Exode, un mouvement rassemblant nomades et citoyens souhaitant fuir la guerre en partant par-delà les montagnes vers un territoire glacé où vit un peuple étrange.

Lorsque le passé et le futur se rencontrent...


    For you my friend ✦ feat Isabelle

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    Cathal R. Yvanoff
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    On pourrait se dire qu'on finit par s'y faire mais ce ne serait pas vrai. On a beau les voir partir un à un, on ne peut pas s'habituer à cette sensation de vide que les morts laissent derrière eux. Les doux souvenirs ne font pas le poids face à ce fragment de nous qu'ils emportent avec eux.

    Il y en a des moins douloureux que d'autres. Certains des hommes que j'enterre ne m'ont adressé la parole que deux fois dans leur vie. D'autres m'ont suivi depuis mes débuts. C'est ceux-là qui font le plus mal.

    Aujourd'hui, comme à chaque fois, je me suis retiré après la cérémonie dans mon bureau et j'allume une cigarette. Je me remémore les sourires espiègle qui caractérisait Grégoire. Je me rappelle les chocolats chauds qu'il m'apportait dans mon bureau quand il trouvait que je travaillais trop. Je me souviens de son jeune âge. Dix-sept ans, même pas encore assez vieux pour boire légalement.

    Et j'essaie d'oublier.

    J'essaie d'oublier que j'aimais l'entendre rire et que j'écoutais toujours avec indulgence ses remontrances. J'essaie d'effacer de ma mémoire ses yeux bleus pétillants et ses cheveux blonds en bataille. J'essaie de ne pas penser à la balle qui lui à percer le cœur ou au poids de son corps dans mes bras. J'essaie de ne pas me souvenir du jour où Grégoire est devenu semblable à un petit frère. J'essaie de ne pas admettre que Greg faisait partie de ces gens que j'ai aimé et qui m'ont quitté.

    Comme on pourrait s'y attendre ça ne marche qu'à moitié.

    Je devrais être heureux que quelqu'un m'interrompe en toquant à la porte mais je ne peux que lâcher un grognement irrité.

     
    Qui c'est?

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    Un autre enterrement. Encore un. C'est tellement dur de s'habituer à voir les différents agents les uns après les autres. Ton apparence ne montre rien de tout ça, enfin du moins tu essaies un maximum de ne rien laisser paraître, mais ça devient de plus en plus dur avec le temps. Parce qu'au début tu n'étais pas attachée à eux. Tu ne les connaissais absolument pas. Or, tu commences à mieux les connaître.

    La cérémonie était l'une des plus dure, car l'homme mort n'en était pas même pas encore un. Encore un gamin. Tout juste dix-spet ans, à peine plus âgé que toi. Tu as eu du mal à retenir tes sanglots, te mordais difficilement les joues pour t'en empêcher. Tête baissée sur tes genoux, tes longs cheveux créaient comme un rideau entre toi et les autres.

    Une fois tout terminé, tu t'es dirigée rapidement vers les toilettes les plus proches pour passer ton visage à l'eau. En te regardant dans le miroir tu vis à quel point tu pouvais sembler enfantine, encore, et ça t'énervait. Tu voulais grandir plus vite. Réussir à te créer une armure que personne n'arriverait plus jamais à franchir, bien que ce soit beaucoup plus compliqué que ça. Mais c'était la seule solution que ton jeune esprit voyait, le seule façon de ne plus se laisser atteindre par toutes ces horreurs.

    En ressortant tu vis que très peu de monde était retourné travailler. Alors tu pensas aller faire une petite visite à Cathal, afin de voir comment il se portait. C'était important, pour toi, tu ne voulais pas qu'il puisse broyer du noir trop longtemps, cela lui arrivait bien trop souvent en ce moment à ton humble avis.

    Tu t'arrêtas sur le chemin de son bureau pour lui prendre un petit café, espérant que ça lui remonterait le moral. Arrivée devant sa porte, tu frappas très légèrement. Un grognement t'accueille, qui t'effraie un peu, il faut bien l'avouer. Tu entrouvres la porte et passes ta tête par l'ouverture, esquissant un mince sourire.

    « C'est... C'est moi. Je t'ai amené ça, et un peu de compagnie... Je pensais que tu pourrais en avoir besoin... »

    En même temps que tu parlais, tu montras la tasse de café brûlante dans ta main. Tu rentras ensuite et fermas délicatement la porte avant de poser le café sur son bureau. Tes mains, vident de tout objet, se mirent alors à triturer l'ourlet de ta robe noire.

    Tête baissée, tu ne dis rien pendant un certain temps, laissant le silence peser entre vous. Puis tu décidas à la relever, sans pour autant regarder le roux dans les yeux.

    « Tu sais, c'est dur de ne jamais vouloir laisser montrer ses faiblesses... Tu peux te laisser aller de temps en temps... Je veux pas que ça te ronges... »
       
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    Dernière édition par Isabelle D'Orsay le Jeu 7 Avr - 20:15, édité 1 fois
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    C'est... C'est moi. Je t'ai amené ça, et un peu de compagnie... Je pensais que tu pourrais en avoir besoin...

    Je soupire mais je ne la chasse pas. Je ne peux pas dire qu'Isabelle soit vraiment la personne que j'ai envie de voir en ce moment précis, mais je sais qu'elle a raison: j'ai besoin de compagnie. Avant que je m’égares trop loin dans mes ruminations.

    Elle rentre. Je ne la regarde pas tout de suite. J'ai un peu honte, pour être honnête. Isabelle me rappelle ce que j'étais. Elle me rappelle aussi que j'ai changé. Je ne suis plus un ado en crise qui peut se permettre de faire tout ce qu'il veut, j'ai des responsabilités, des gens à protéger. Même si parfois je n'y arrive pas.

    Tu sais, c'est dur de ne jamais vouloir laisser montrer ses faiblesses... Tu peux te laisser aller de temps en temps... Je veux pas que ça te ronges...

    C'est ce qu'elle me dit après un moment de silence. Elle ne peut pas le savoir mais c'est du sel versé sur une plaie béante.

    Je sais, Isabelle. Crois-moi je sais.

    Combien de fois est-ce que j'ai délesté le poids de ma peine sur un être cher? Combien de fois est-ce que j'ai perdu cette même personne? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je n'ai plus envie de compter. Plus envie de les voir s'effondrer un à un, comme une rangée de domino ne pouvant pas résister à la gravité.

    Je la regarde enfin, cette gamine que j'ai plongé dans un bain de sang. Si jeune. Et c'est moi qui ai brisé sa pureté.

    Je pose une main sur sa tête, laissant mes doigts filer dans ses cheveux blonds. Parfois je me demande pourquoi je l'ai trainé dans ce monde infâme. Qu'est-ce qui a bien pu me pousser à laisser de côté ma morale et mes règles rigides pour plonger cette enfant dans un univers sanglant?

    Je ne sais pas. Je m'en veux, parfois. Souvent, je n'en ai pas la force.

    S'il y avait quelqu'un que je serais sur de ne jamais perdre, ce serait plus simple. Mais je ne pense pas que cette personne existe.

    Je me perds dans son regard. Une éternité passe et je soupire. Je retire ma main de ses cheveux et m'empare du café en la remerciant.

    Si seulement...
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    Au début, il ne te regarde pas. Il t'ignore et ça te fait, étrangement, mal au cœur. L'indifférence des autres ne devraient plus te faire autant mal, après tout l'habitude aurait dû rentrer. Et elle était rentrée, du moins avec tes géniteurs. Avec Cathal... Il ne t'avait encore jamais ignorée. Mais tu ne bougeais pas, trop déterminée à lui tenir compagnie, à ne pas le laisser déprimer tout seul.
    S'il sait qu'il ne doit pas rester seul, pourquoi le fait-il ? C'est quelque chose qui dépasse ton jeune esprit. Tu ne sais pas qu'il ne cherche qu'à se protéger de futures souffrances, qu'il ne cherche qu'à te protéger. Parce que tu ne vois pas ce qui pourrais t'arriver, ici. Au sein de l'organisation. Tu n'as le droit qu'à de très rares escapades à l'extérieur et tu n'es jamais envoyée sur le terrain. Alors le danger ne te paraît pas aussi prêt qu'il l'est en réalité. Tu restes, malgré tout, assez innocente. Et c'est cette innocence qui irradie de ta petite personne.
    Ses yeux se portent enfin sur toi et tu ne peux t'empêcher de sourire.
    Il semble tellement triste, à un point que tu ne peux très certainement pas imaginer, et ça te fait ressentir triste aussi. Tu ne sais pas vraiment pourquoi, c'est étrange comme sensation.
    Il caresse doucement ta tête, dans un geste habituel, ce qui te met un peu de baume au cœur et te donne un sourire. Mais lui, il ne sourit pas. Il doit penser à des tas de choses que cette mort remue en lui. Tu te mords l'intérieur des joues et le regarde, sans vraiment savoir quoi dire ni faire.
    Il te dit que ce serait plus simple si une personne qu'il connaissait ne disparaîtrait jamais. Un éclair de lucidité passa dans tes yeux et tu te mis à sourire encore plus.
    Tu savais qui ne disparaîtrait jamais.
    Toi.
    Il faisait tout pour te préserver, tu le voyais bien, et tu ne risquais pas de disparaître de si tôt. Et puis, tu avais rejoint l'organisation jeune. Tu aurais le temps de t'entraîner pour ne jamais te laisser tuer, pour que ce soit toujours toi qui tue les autres, quand le moment viendrait d'aller en mission.
    Tu laisses le temps passer, ses yeux sombres d'adulte plongés dans tes yeux clairs d'enfant, et puis tu décides d'ouvrir la bouche, de prendre la parole.

    « Moi. Je ne disparaîtrait, enfin mourrait, pas. Regarde, ça fait plus d'un an que je suis là et je n'ai pas une seule égratignure. »

    Tu t'approches de lui, si grand. Ta main attrape la sienne et tu le regardes d'un air déterminé. Tu ne le laisserais pas seul, jamais. Il est bien trop triste seul, tu le remarques. Et il est hors de question que tu le laisses dans cet état, pas après tout ce qu'il a fait pour toi.
    Tu secoues la tête pour chasser quelques mèches blondes qui te cachent la vue et fronce les sourcils.

    « Je ferais en sorte de rester, comme ça t'auras toujours quelqu'un sur qui compter et à qui tu pourrais te confier. Ce serait bien, hein ? »

    Ton âme d'enfant ne comprend pas encore tout, tu dis ça avec l'innocence qui te caractérise tant en pensant sincèrement chaque mot que tu dis. Tu t'éloignes ensuite rapidement et baisse le regard, tripotant tes mains entre elle.

    « Enfin. Si tu veux bien, je veux dire. »
       
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    Dernière édition par Isabelle D'Orsay le Jeu 7 Avr - 20:17, édité 1 fois
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    Je vois son sourire éclore comme une fleur et je m'en veux presque de la pointe d'espoir que je ressens en voyant cette belle marque d'innocence. Je ressens les mots avant qu'elle ne les dise.

    Moi. Je ne disparaîtrait, enfin mourrait, pas. Regarde, ça fait plus d'un an que je suis là et je n'ai pas une seule égratignure.

    Je me rends compte avec honte que j'avais espérer entendre ces mots. Des années durant, j'ai attendu que quelqu'un m'offre ce mensonge éhonté. Parce que je le sais. Ce ne sont que des belles paroles. Je sais que ce vœu ne se réalisera jamais, et pourtant je souhaite y croire.

    Je ferais en sorte de rester, comme ça t'auras toujours quelqu'un sur qui compter et à qui tu pourrais te confier. Ce serait bien, hein ?

    Oui, ce serait un rêve devenu réalité mais quelles sont les chances? Et quel serait le prix?

    Enfin. Si tu veux bien, je veux dire.

    La note d'inquiétude dans sa voix m'arrache un sourire. De toutes les choses qui pourrait l'inquiéter...

    Je pose ma tasse de café sur mon bureau, et, passant un bras autour de ses épaules je la tire vers moi.

    Crois-moi Isabelle, si je n'avais pas eut envie de t'avoir avec moi, je ne t'aurais même pas donner l'opportunité de te joindre à mon ramassis de nigauds.

    Je fronce légèrement les sourcils. La petite fille que je tiens contre moi me semble bien frêle, bien fragile. Je sais que son cœur est solide comme l'acier mais ce corps est trop petit, trop fin, trop enfantin. Et mon monde est trop violent.

    Récemment, le Secteur C est devenu dangereux, du moins plus dangereux qu'il ne l'était avant. La mort de Greg est une conséquence directe des tensions qui agite l'univers du crime. Les attentats en surface et les conflits de gangs sous-terre. Tout est lié. On ne sait peut-être pas encore où ces problèmes prennent leur source, mais on sait ce qu'ils apportent avec eux.

    Ma main se serre sur l'épaule d'Isabelle.

    Elle est jeune et vulnérable. Si je veux qu'elle soit encore à mes côtés d'ici quelques années, j'ai probablement intérêt à l'éloigner temporairement...

    Peut-être qu'elle pourrait la prendre...

    Je murmure, pensant à l'une de mes connaissances.
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    Il te décroche finalement un sourire et t'attire contre lui. Tu plonges sa tête dans sa chemise, tes deux petites mains s'agrippant au fin tissu. Tu fermes les yeux un court instant, laissant ses paroles t'envahir. Un léger rire t'échappe lorsqu'il assimile toute cette troupe de joyeux lurons à des nigauds, ce qu'ils sont très loins d'être à ton humble avis. M'enfin. C'est très compliqué pour toi de porter un jugement très clair sur la question.

    « Je les aime bien ces nigauds. Ils sont plus intéressants que mon ancien entourage. »

    Ta voix n'avait pas été plus fort qu'un murmure, et en plus elle avait été étouffée à cause du fait que ton visage était toujours plongé de le corps de l'homme qui t'avait pris sous sa protection. Il passa un très long moment avant qu'il ne reprenne la parole. Un moment que tu employas à rester exactement dans la même position, à t'emplir de l'odeur qu'il dégageait, comme si c'était la dernière fois que tu serais aussi proche de lui, ce que tu n'espérais absolument pas. Hors de question.
    Lorsqu'il reprend finalement la parole, il te semble qu'il se parlait à lui-même, comme s'il ne voyait plus te présence. Tu relèves alors la tête vers lui, sourcils froncés, tâchant de comprendre ce qu'il avait bien voulu dire par là. Si elle pouvait la prendre ? Qui est-ce que le "la" désignait ? Et le "elle" ? Tu retournes tout ça dans ta tête un moment, avant que l'information n'atteigne finalement ton cerveau, ou du moins une interprétation plus que plausible qui échauffa aussitôt ton jeune esprit.
    C'était de toi qu'il parlait.
    C'est toi qu'il voulait envoyer quelque part ailleurs, du moins si ton raisonnement était juste ▬ et c'était très rare que tu te trompes, merci papa !
    Tête toujours relevée vers lui, sourcils toujours froncés, mais expression indéchiffrable sur le visage, tu essaies tant bien que mal de parler d'une voix calme et posée ▬ qui, honnêtement, ne l'était pas réellement mais du moins l'intention était-elle là.

    « Non. Je ne partirais pas. Il en est hors de question. »

    Tu t'échappes de son emprise pour te planter devant lui, quasiment aussi proche que si tu étais restée dans ses bras, les tiens croisés sur ta poitrine.

    « J'ai mérité ma place ici, c'est toi-même qui m'a forcé à faire ce que tu sais ! C'est pas pour qu'après je sois abandonnée comme un gamin indésirable ! »

    Tu laisses finalement la colère sortir, même si c'est pas une très grosse colère, plutôt une crise d'enfant. Mais tu sais que tu as raison, malgré ce qu'il pensera ou dira. Chaque personne ici avait dû mériter sa place d'une façon ou d'une autre. Tu la méritais autant qu'un autre. Peut-être encore plus, étant donné ce que tu avais fait, et à un âge aussi jeune.
    De toute façon, quoi qu'il dise, tu ne changerais pas d'avis. Jamais. Au fond de toi, tu savais que c'était lui qui décidait. Lui qui prenait les décisions. En règle générale, tu n'as pas à contredire ce qu'il dit. Sauf que, concrètement, là tu n'en as strictement rien à faire. Il peut t'envoyer là où il veut, tu ne lui feras pas de cadeau. Peu importe l'affection que tu peux ressentir pour lui, cette affection plutôt ambiguë, ça ne changera rien. Absolument rien.
       
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    Je suis si perdu dans mes pensées que j'en oublie presque qu'Isabelle est avec moi. Lorsqu'elle réagit à mes paroles j'en sursaute presque.

    Non. Je ne partirais pas. Il en est hors de question.

    Je soupire. Je suis bien partie pour que ce soit compliqué cette connerie.

    J'ai mérité ma place ici, c'est toi-même qui m'a forcé à faire ce que tu sais ! C'est pas pour qu'après je sois abandonnée comme un gamin indésirable !

    Ses paroles me font froncer les sourcils perplexes. Je ne pensais pas qu'elle le verrait comme ça. Clairement ce n'est pas du tout le cas ou la question. La seule raison qui me pousse à vouloir l'éloigner c'est l'inquiétude. Elle est jeune et on vit dans un monde bien dangereux. Surtout ces derniers temps...

    Ce ne serait que temporaire...

    Je dis, l'air du mec qui a besoin de se justifier.

    Ce que je ne devrais pas avoir à faire. Je suis le chef ici bon sang! Enfin apparemment, ça a pas l'air de la déranger plus que ça parce qu'elle mitraille du regard, bras croisé sur la poitrine comme une matriarche qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. En da'utres circonstances j'aurai put trouver la scène comique.

    Là comme ça, ça me fait juste froncer les sourcils un peu plus.

    C'est pas que je veux me débarrasser de toi Isabelle. Si j'avais voulu faire ça je t'aurai fait accompagner ton père dans l'autre monde.

    C'est peut-être la façon la plus délicate de le dire mais je ne mâche jamais mes mots et c'est pas aujourd'hui que je vais commencer. La réalité est dure et c'est comme ça que je la donne, que ça plaise ou non.

    Tu le sais, le Secteur est moins sur que d'habitude avec toutes ces conflits armés et les Mad Storm qui foute la merde un peu partout. En temps normal, ça ne serait pas un problème mais là on sait pas ce qu'il se passe, ce qu'ils veulent et ce qu'ils ont l'intention de faire dans l'avenir proche. Pour autant que je sache ils pourraient faire péter une bombe atomique demain et on crèverai tous.

    Je me pince le haut du nez, sentant la fatigue arriver.

    Si les combats s'intensifient, je préfère te savoir en sûreté.

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    Tu fronces le nez à ses paroles, même si tu sais qu'au fond de toi il a raison. Ouais, évidemment que s'il avait voulu te tuer ce serait déjà fait, bien sûr. Tu le connaissais désormais assez pour ça. Mais ça te révoltait tout de même qu'il ne fasse que songer à ça.
    Tu le regardes parler sans rien dire, écoute attentivement chacun de ses mots. Ton pied se balance d'avant en arrière, tape sur le sol. Tu te mords la joue pour ne pas lui répondre tout de suite, attendant qu'il ait finit de parler.

    « Je sais très bien que c'est dangereux ici ! Je suis pas aveugle, tu sais ! Mais c'est pas pour ça qu'il faut m'envoyer autre part ! On sait pas comment c'est ailleurs, ça peut même être pire. »

    Un frisson te parcours à cette idée. C'est vrai, après tout. Comment peut-il être sûr que c'est moins dangereux autre part ? Même s'il y a le danger des autres, même si tu risques de mourir, tu préfères rester ici. Si tu pars, peut-être que tu ne le reverrais plus jamais. Tu n'avais pas envie de perdre encore une fois quelqu'un de ta famille, même si la première personne n'avait jamais autant compté pour toi que lui comptait.
    Bien que ta sécurité compte pour lui, comme il te l'a si bien dit, tu n'arrives pas à comprendre comment il peut ne serait-ce que penser à t'éloigner de lui.
    Tu te mords légèrement la lèvre et le regarde dans les yeux.

    « Je ne veux pas encore perdre quelqu'un. Tu peux peut-être mourir pendant mon absence. Je... Je... »

    Tu te mords l'intérieur des joues et n'ose plus rien dire d'autre. Arrête de te montrer faible, Isabelle. Tu vaux mieux que ça. Tu t'es montrée forte depuis tout ce temps. C'est pas pour craquer maintenant. Tu n'en as pas le droit. Enfin, c'est ce que tu penses.
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    Son impatience - ou peut-être son mécontentement - est palpable. Elle commence à tiquer. Un pied qui tape sur le sol. Sa joue qui se creuse et ses sourcils qui se froncent. Bon. J'ai gaffé. Je ne sais pas où, mais apparemment il y a quelque chose qui ne lui a vraiment pas plut.

    Je sais très bien que c'est dangereux ici ! Je suis pas aveugle, tu sais ! Mais c'est pas pour ça qu'il faut m'envoyer autre part ! On sait pas comment c'est ailleurs, ça peut même être pire.

    J'ai soudainement le sentiment de voir éclater l'orage qui planait dans l'air depuis un moment. Ses mots sont une douche froide. Ils sont un écho dérangeant des mots que j'ai un jour entendu de la bouche de Grégoire. C'est peut-être pire là-bas. Tu ne peux pas savoir comment c'est. Je le sais. Évidemment que je le sais. Combien de fois est-ce que j'ai entendu Red avoir la conversation inverse avec sa sœur, l'exhortant à quitter 1400 pour venir vivre au QG, là où il pourrait la protéger si malheur devait arriver.

    A l'époque je lui disais toujours qu'elle ne serait pas plus en sécurité ici qu'ailleurs. C'est ironique que mes propres mots se retournent contre moi...

    Je ne veux pas encore perdre quelqu'un. Tu peux peut-être mourir pendant mon absence. Je... Je...

    Je soupire. Je comprends. Évidemment que je comprends...

    Moi non plus, Isabelle. Je n'ai pas envie de perdre un autre membre de ma famille.

    Tout découle de là. Si je m'en foutais on aurait pas cette conversation. Et autant que je comprenne qu'elle n'ait pas envie de partir, je ne pense pas perdre en terme de ne pas avoir envie de perdre encore quelqu'un d'important. C'est pas pour me vanter, mais j'ai quand même pas mal enchaîner les coups durs, surtout ces derniers temps. Alors si au moins je peux en préserver une...Mais je n'y arriverais pas. J'ai déjà perdu parce que je n'ai pas l'énergie de me battre.

    Tu sais, même si tu restes, je finirais bien par mourir.

    Dans quelles circonstances je ne sais pas, mais parfois je me prends à espérer que ce sera bientôt. Être le dernier debout est un lourd fardeau. Parfois, je ne suis pas sur d'être assez fort pour le porter. Parfois c'est dur de se souvenir qu'il y a des gens qui serait blessé par notre mort.

    Mécaniquement, je marche vers mon bureau et ouvre un tiroir, extirpant de sous une pile de paperasse une vielle photo. A voir les quatre jeunes garçons sourirent comme ça, c'est difficile de croire ce qu'ils sont devenus. Et c'est difficile de croire qu'il n'en reste déjà plus qu'un.

    Tiens, regarde.

    Je lance à Isabelle par-dessus mon épaule.

    C'est là que l'histoire de notre 'famille' a commencé.

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